Le juge Banford autorise le financement temporaire

Rémac obtient le sursis demandé

Me Estelle Tremblay et André Poulin, président de... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Me Estelle Tremblay et André Poulin, président de Rémac, se réjouissent de la décision du juge Roger Banford d'assurer un financement temporaire à l'entreprise dans le but de poursuivre les opérations.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'entreprise Rémac Innovateurs Industries de Jonquière poursuivra ses opérations au moins pour les quatre prochains mois. Le juge Roger Banford, de la Cour supérieure du Québec, autorise Intact Assurance à fournir un financement temporaire de 1 540 000 $ à l'entreprise afin d'exécuter les travaux du pont Corbeil de Saint-Eustache et pour assurer son fonds de roulement.

Le 28 mai dernier, Rémac s'était placée sous protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité à la suite du non-paiement de diverses factures par la municipalité de Saint-Eustache. La compagnie avait obtenu un contrat de 2,5 millions $ en 2014 pour la réalisation du projet, mais celui-ci s'est avéré beaucoup plus complexe que prévu et a compté de nombreux ajouts.

Mercredi matin, Me Estelle Tremblay, avocate de l'entreprise, a expliqué la situation en long et en large au tribunal afin de convaincre le magistrat d'accorder les deux requêtes et éviter ainsi la mise en faillite de la compagnie. Elle a mentionné que la situation était urgente, car l'entreprise avait besoin de liquidité pour payer ses employés dès aujourd'hui.

« Attendu que la situation particulière nécessite l'application de la mesure exceptionnelle recherchée; que la charge prioritaire réclamée est essentielle pour permettre la continuation des opérations et la restructuration efficace des affaires et que le bénéfice du financement temporaire et de la charge prioritaire pour l'ensemble des créanciers surpasse le préjudice potentiel à certains créanciers, pour ces motifs, j'accueille la requête », écrit le juge dans sa décision.

L'entreprise jonquiéroise bénéficiera d'un montant de 1,1 million $ afin d'exécuter les travaux à Saint-Eustache. La compagnie Intact Assurance cautionnera le montant et sera remboursée lors du paiement des travaux par la ville.

Quant au deuxième financement temporaire, il est d'au moins 440 000 $ et permettra d'assurer le fonds de roulement de l'entreprise pour les prochains mois, le temps que le programme de restructuration soit mis en place.

soulagé

« Je suis très heureux de la décision du juge. C'est encourageant pour l'avenir, mais dans l'immédiat, cela nous permet de poursuivre nos opérations et de terminer le projet de Saint-Eustache », indique André Poulin, le président de la compagnie.

« Je suis heureux de la compréhension et de la collaboration de tous nos clients, fournisseurs, créanciers et employés. En exemple, Alcoa a accepté de payer dans un délai de 10 jours au lieu des 120 jours habituels, car elle a besoin de nos produits. Les créanciers ont accepté de laisser leur rang à Intact Assurance. Et aucun employé n'a quitté l'entreprise. Ils sont tous derrière nous et ont confiance que les choses se replacent. Nous avons quatre mois devant nous pour trouver des solutions. Ils savent qu'il s'agit d'une situation ponctuelle, car nous n'avons pas été payés », ajoute-t-il.

André Poulin avoue qu'il ne peut que se réjouir de la décision de la Cour. Il se serait bien passé de cette mauvaise période, mais il sait qu'il a maintenant quatre mois pour restructurer la compagnie.

« Nous nous félicitons d'avoir eu les appuis de la Banque de Montréal, la Banque de développement du Canada, Investissement Québec, Revenu Québec et Revenu Canada, de même que l'appui de tous les fournisseurs de l'entreprise et les employés. L'entreprise fournit tout de même de l'emploi à 70 personnes dans un contexte économique qui n'est pas facile », a commenté Me Tremblay.

Une fois que les travaux seront terminés à Saint-Eustache, Rémac devrait être en mesure de poursuivre ses activités. Quant aux réclamations supplémentaires qu'elle pourrait demander à la municipalité du nord de Montréal, il reste à voir si cela sera possible.

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