Sauver le système de gestion de l'offre du lait

Transformateurs et producteurs s'unissent

Pierre Girard, producteur de lait, Pierre Turcotte, de... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Pierre Girard, producteur de lait, Pierre Turcotte, de la fromagerie St-Fidèle, Julien Dupéré de la Laiterie de La Baie, Luc Boivin de la Fromagerie Boivin, Jean Lavoie de Nutrinor, Denis Brassard de Perron, Dave St-Laurent de la Fromagerie St-Laurent, et Michel Potvin, producteur laitier, ont plaidé, hier, en faveur du maintien intégral du système de gestion de l'offre du lait, mais aussi de la volaille et des oeufs.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les producteurs et transformateurs de lait font front commun pour sauver le système de gestion de l'offre canadien. Les fromageries Boivin, Perron, Saint-Laurent et Saint-Fidèle ainsi que Nutrinor et la Laiterie de La Baie s'associent aux agriculteurs pour défendre ce régime qui semble menacé par l'accord de partenariat transpacifique, dont les négociations sont en cours.

«On est pour la gestion de l'offre, car c'est une question de survie pour les fermiers, mais pour nous aussi», lance Julien Dupéré de la Laiterie de La Baie.

«Il y a une transformation forte dans les régions. Mais c'est la stabilité du système qui a assuré ça. Ce n'est pas parfait, mais c'est mieux qu'un système libre», mentionne Luc Boivin, de la Fromagerie Boivin.

Si Ottawa renonce à cette mesure de régularisation du marché pour contenter les pays partenaires de l'accord, la population n'en tirera aucun bénéfice, croit M. Dupéré.

«Probablement qu'au début, le prix du lait tomberait. Mais la rentabilité des producteurs diminuerait. Plusieurs tueraient leurs vaches, feraient faillite. On serait face à une rareté dans le lait et le consommateur n'en profitera pas. Et ce sont les entreprises en région qui fermeraient en premier», insiste M. Dupéré, rappelant que le système de gestion donne une meilleure chance aux producteurs et transformateurs qui sont éloignés des grands bassins de population.

Le régime canadien est l'un des plus justes au monde et profite à toute l'industrie, pointe le directeur général de la fromagerie Perron, Denis Brassard.

«Le système laitier canadien, c'est le premier système de vente équitable. Aujourd'hui, on se dit tous qu'on va encourager les produits équitables, comme le café. La personne qui le plante, la personne qui le ramasse, qui le torréfie, qui le vend; ces gens-là vont avoir un juste prix. Dans le système laitier canadien, le producteur est payé de façon équitable. Il n'est pas subventionné, car le prix est fixé selon les coûts de production des fermes les plus efficaces. Du côté des transformateurs, c'est pareil. On a le même prix à la base, donc je paye le lait le même prix que Saputo à Montréal. Et ce qu'on a fait comme pari, c'est qu'on serait assez efficace en région pour transformer notre lait régional et le vendre ici. Notre système, c'est une agriculture durable. Les producteurs, les transformateurs peuvent avoir une vie normale et ils sont capables de mettre sur les tablettes des produits qui vous ressemblent», croit M. Brassard.

Sorties publiques

Les agriculteurs et transformateurs, qui ont également l'appui de l'Union des producteurs agricoles (UPA), continueront de multiplier les sorties publiques au cours des deux prochaines semaines.

«On pense que le seul moyen d'arrêter Harper et compagnie, c'est l'opinion publique. C'est là dessus qu'on mise. On n'a pas beaucoup de temps. C'est à mon avis une situation d'urgence. Parce que certains parlent de la date du 22 juin comme date butoir des négociations. Parce que lorsque la décision sera prise, on ne pourra plus retourner en arrière. Il sera trop tard», insiste Michel Potvin.

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