Marc-André Bédard perd un ami

Un homme de droiture et de sincérité

Marc-André Bédard, ancien ministre de la Justice et... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Marc-André Bédard, ancien ministre de la Justice et député de Chicoutimi, a perdu le 1er un ancien collègue, mais aussi un ami.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Jacques Parizeau était un homme caractérisé par la droiture et la sincérité. Marc-André Bédard, ancien ministre de la Justice, estime que le Québec perd un grand homme politique qui avait les régions à coeur, mais est aussi attristé de perdre un ami avec qui il a partagé certains des plus beaux moments de sa carrière politique.

« C'est avec beaucoup d'émotion et de peine que j'ai appris son décès », partage M. Bédard, en entrevue avec Le Quotidien, hier en matinée. Il a connu Jacques Parizeau lors de la fondation du Parti québécois.

« Je me souviens, lorsque nous préparions le manifeste Quand nous serons vraiment chez nous [1972], c'était un privilège de voir ces deux hommes, René Lévesque et Jacques Parizeau, assis autour de la table, deux artisans de la Révolution tranquille qui ont dessiné le Québec indépendant », se rappelle avec émotion celui qui a été le député de Chicoutimi de 1973 à 1985.

Marc-André Bédard parle de Jacques Parizeau non pas comme d'un politicien, mais plutôt comme d'un homme politique. Un homme généreux, honnête et à l'écoute. « Il n'était pas seulement un homme de convictions, mais aussi un homme d'action et d'engagement. »

« Sur le plan économique, il se préoccupait toujours d'approfondir nos connaissances, que ce soit au conseil des ministres ou lorsqu'il s'adressait à la population. Nous apprenions toujours de ce professeur devenu politicien », ajoute celui qui a côtoyé le grand argentier du Québec au sein du conseil des ministres sous René Lévesque.

Régions

Ministre de la Justice, mais avant tout député en région, Marc-André Bédard tenait à faire valoir les intérêts des régions au sein du conseil des ministres, une préoccupation que partageait Jacques Parizeau.

« Il n'hésitait pas à visiter les régions et se rendait au Saguenay-Lac-Saint-Jean lorsque je l'y invitais. Il ne refusait jamais une invitation à faire avancer les choses. Sur le plan économique, il reconnaissait fortement l'importance des régions pour le développement économique du Québec. Il développait les programmes économiques provinciaux et s'assurait de leur application dans les régions. »

Les deux hommes avaient entretenu les liens d'amitié qu'ils ont tissés pendant leur carrière politique. « Quand je me rendais à Montréal, j'allais le voir », ajoute celui qui célébrera en août son 80e anniversaire. Il ira rendre un dernier hommage à son ami lors des funérailles nationales et offrira en personne ses condoléances à la conjointe de M. Parizeau, Lisette Lapointe.

Jacques Parizeau entretenait d'ailleurs un lien spécial avec la famille Bédard. Le fils aîné de la famille, Marc, a été adjoint du directeur du cabinet de M. Parizeau alors qu'il était premier ministre du Québec, de 1994 à 1996.

Questionné sur la réalisation qu'il croit être la plus marquante de l'ancien premier ministre, Marc-André Bédard prend un moment de réflexion avant de répondre. « Toute sa contribution est marquante, des années 1960 à aujourd'hui, répond-il. L'ensemble de sa présence, fait de droiture et de sincérité, durant toute sa vie politique, marque sa contribution. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer