Grand rendez-vous des régions: Couillard las du discours pessimiste

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Philippe Couillard

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Mélyssa Gagnon

(SAGUENAY) Le discours pessimiste concernant l'avenir des régions du Québec est injustifié, estime Philippe Couillard. Au contraire, dit le premier ministre, le gouvernement est «l'allié de la décentralisation» et mettra tout en oeuvre pour donner plus de pouvoirs aux municipalités.

En entrevue au Quotidien pour le Groupe Capitales Médias, le député de Roberval et ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean explique que beaucoup d'informations ont circulé au sujet des pôles de développement régionaux, et certaines selon lui sont inexactes.

«Malgré ce qu'on a lu et entendu, tout demeure en région. Les choix de projets et de développement se font en région par les gens de région, dans les MRC. Ce que demandent les élus depuis des années a finalement été réalisé», martèle-t-il.

Philippe Couillard est d'avis que l'abolition de certaines structures était un geste crucial.

«Pourquoi est-on dans la situation financière dans laquelle on est au Québec? C'est qu'au lieu de se concentrer sur les missions comme le développement régional et le choix des projets par les régions et dans les régions, on se concentre sur les structures et leur financement avec les résultats qu'on a vus», pointe le premier ministre.

Le changement est selon lui inévitable, même s'il sait que les moyens à prendre pour rétablir le présent et l'avenir financier de la province bousculent.

Pacte fiscal

Le chef libéral assure que le prochain pacte fiscal qui liera le gouvernement et les municipalités sera conclu avec le désir de décentraliser des responsabilités et de fournir les ressources nécessaires aux villes en respectant la réalité des finances publiques du Québec.

Quant au Sommet économique régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean, M. Couillard croit qu'il s'agit d'un exercice important et répond à ses détracteurs.

«Il ne faut pas le voir comme une liste d'épicerie ou d'annonces qu'on veut faire ce jour-là et qu'après, il ne se passe plus rien. C'est le début d'un processus pour les prochaines années de décider ensemble des priorités. On veut s'engager sur le moyen et le long terme», affirme celui qui continue de croire qu'il n'y a pas lieu de tenir un exercice semblable à l'échelle nationale, malgré les demandes du Parti québécois.

«Je ne me souviens pas d'un exercice semblable à la grandeur du Québec qui a jamais créé un emploi. Ce qui créera de l'emploi, ce sera de venir annoncer une stratégie d'aluminium en région très bientôt. Ce sera également d'aider les entreprises privées à investir», poursuit Philippe Couillard.

Puisqu'il est ici question de l'emploi, le chef du gouvernement saisit la balle au bond et attire l'attention sur le fait que le taux de chômage a chuté de 10,7 à 6,8 % sur le périmètre du Royaume depuis l'élection des libéraux en avril 2014.

«C'est sans précédent. Je ne me souviens pas qu'on ait vu un taux inférieur à la moyenne de l'ensemble du Québec. C'est facile d'avoir un discours de déclin, où chacun fait une surenchère de mauvaises nouvelles, mais quand il y a de bonnes nouvelles, il faut le montrer. Et ça, c'est une excellente nouvelle pour la région», termine le premier ministre.

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