Implantation des boîtes postales

Saguenay demande un moratoire

Le conseil de Saguenay demande à Postes Canada... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le conseil de Saguenay demande à Postes Canada qu'elle suspende son projet d'implantation des boîtes postales, estimant que plusieurs parties du territoire sont des milieux déjà développés n'ayant pas été aménagés pour recevoir de tels équipements.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le conseil de Saguenay demande à Postes Canada qu'elle suspende son projet d'implantation des boîtes postales, estimant que plusieurs parties du territoire sont des milieux déjà développés n'ayant pas été aménagés pour recevoir de tels équipements. Saguenay s'oppose également à l'abolition du système de gestion de l'offre dans le secteur agricole qui fait présentement l'objet de négociations dans le cadre d'un traité de libre-échange transpacifique.

À l'occasion de la séance régulière du conseil tenue hier, où aucun débat acrimonieux n'a eu lieu, la conseillère Martine Gauthier n'a pas eu de peine à faire adopter à l'unanimité sa proposition sur les boîtes postales. Le conseil estime que l'espace public est déjà occupé par de l'affichage, des poteaux de signalisation routière et des réseaux de distribution d'électricité.

Selon la résolution adoptée, les aînés et les personnes à mobilité réduites seront particulièrement affectés par la décision unilatérale de Postes Canada. En entrevue, M. Tremblay a mentionné que l'intention de Postes Canada est d'implanter 1200 boîtes dans autant d'endroits dans la municipalité, ce qui nécessite un moratoire.

Gestion de l'offre

En présence de l'agriculteur Pierre Girard, les élus ont adopté la résolution proposée par le conseiller Luc Blackburn visant à conserver le système de gestion de l'offre laitière qui fait présentement l'objet d'une négociation à l'échelle internationale. Saguenay a été la première des villes de la région à adopter une telle résolution sollicitée par l'Union provinciale des producteurs agricoles (UPA).

Toutes les municipalités au nord du Lac-Saint-Jean ont reçu une demande d'appui semblable. Appelé à commenter, le maire Tremblay a mentionné que Saguenay n'est pas appelée souvent à intervenir dans le monde agricole, mais il n'en demeure pas moins, selon lui, que 250 producteurs sont actifs dans les limites de la ville. De son côté, M. Girard a indiqué que le fédéral a déjà concédé 17 500 tonnes de production laitière, ce qui équivaut à la production de neuf fromageries de la taille de la Fromagerie Boivin.

Budget

La période d'interventions des élus a permis à la conseillère de l'Équipe du Renouveau démocratique, Josée Néron, de réclamer la participation de l'opposition à la préparation du prochain budget 2016.

Selon elle, à travers ses interventions, la présence de l'opposition a permis d'obtenir des résultats bénéfiques concernant les embauches à la Ville, la hausse de la dette, la sous-budgétisation du déneigement, etc. Elle juge donc qu'il serait avantageux qu'elle participe aux travaux préparatoires. Le maire Tremblay a répliqué en affirmant qu'il jugeait très généreuse la façon dont l'opposition se donnait le crédit.

Shipshaw

Après 30 années de problèmes d'alimentation en eau potable, les citoyens de Shipshaw devraient constater une amélioration. Le conseil a adopté hier le décret des travaux d'une valeur de 812 000$ pour la réfection d'aqueduc de la route des Bouleaux sur une distance de 2,7 km. La conseillère Julie Dufour s'est réjouie des travaux qui seront effectués.

Questions

Les citoyens préoccupés par l'ouverture de la rue De Vienne dans le quartier Petite-France ont mobilisé une bonne partie de la période de questions. Certains ont continué de réclamer la confection d'une étude origine-destination tandis que d'autres reprochent à l'administration de ne pas avoir permis l'accès de la rencontre d'information du 20 mai aux représentants des médias.

Le maire Tremblay a affirmé que personnellement, il n'avait pas d'opinion précise sur le sujet. Il a indiqué que ce sera aux citoyens à décider du projet lors d'un référendum prévu au début septembre.

La conseillère Josée Néron a plaidé que Saguenay devrait adopter une approche différente qui permettrait de favoriser une solution axée sur les piétons ou la mise en place d'un arrêt obligatoire sur la rue de Charente, une solution qui serait moins coûteuse que les 228 000$ prévus.

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