Le mini babyboom a des effets

Les écoles débordent

Les écoles des Jolis-Prés et Notre-Dame, à Laterrière,... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les écoles des Jolis-Prés et Notre-Dame, à Laterrière, verront leur clientèle augmenter au cours des prochains années.

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Des écoles primaires de la région déborderont sous peu. Après avoir fermé des établissements, voilà que certaines commissions scolaires doivent maintenant réaménager l'espace, voire faire des agrandissements, pour palier au «baby boom».

Les données ministérielles de prévision de l'effectif pour 2019-2020 ont été envoyées aux CS dans les dernières semaines. On y apprend que des secteurs verront leur clientèle augmenter de manière significative dans les cinq prochaines années (voir tableau).

«À Laterrière, il y a déjà deux roulottes qui accueillent les élèves. Ça fait longtemps que l'on manque d'espace, explique la responsable des communications de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Hélène Aubin. En 2010, il y avait 440 élèves dans ce secteur, et on en prévoit 570 dix ans plus tard. Nous avons obtenu des subventions pour agrandir l'espace. Six classes seront ajoutées.»

De 1998 à 2012, la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay avait vu sa clientèle diminuer de 6000 élèves. Trois écoles primaires, Marguerite-d'Youville, Saint-Louis et Georges-Vanier, ont été fermées au cours des onze dernières années. Or, les prévisions du ministère soulignent que le nombre d'élèves augmentera de manière significative, particulièrement dans certains secteurs, au cours des prochaines années.

«À Saint-David-de-Falardeau, nous avons fait une demande pour un gymnase multifonctionnel, dans une optique de libération de l'espace. Le gymnase serait annexé à l'école. Notre demande a aussi été faite dans cette optique à Saint-Honoré. Dans ce dernier cas, on a demandé 12 classes de plus. L'agrandissement est nécessaire. On a d'ailleurs dû cesser de prêter des locaux à des organismes communautaires parce qu'ils sont tous occupés par nos élèves», souligne Hélène Aubin.

À La Baie, le secteur de l'école primaire Sainte-Thérèse devrait compter près de 100 jeunes de plus dans cinq ans. Toutefois, comme les secteurs de Médéric-Gravel et Saint-Joseph verront leur clientèle baisser, une partie de la clientèle de Sainte-Thérèse pourra aller dans ces écoles.

À la Commission scolaire De La Jonquière, alors qu'il y avait 3527 élèves au primaire en 2010-2011, et 3730 cette année, ils seront 4024 en 2019-2020. Le bond le plus impressionnant aura lieu à l'école Saint-Jean-Baptiste. Cette école comptait 219 élèves en 2010-2011, 237 cette année, et le ministère en prévoit 333 en 2019-2020. Cela représente un bond de 94 élèves en cinq ans. «Nous n'avons pas de demande d'agrandissement en cours, explique le responsable des communications de la CS De La Jonquière, Christian Saint-Gelais. Nous travaillons davantage avec les bassins d'alimentation, c'est-à-dire que les élèves qui iraient normalement dans une telle école pourraient aller plutôt dans une autre située très près. La fratrie est toujours respectée, bien entendu.»

Les données varient bien entendu en fonction de plusieurs facteurs, dont l'activité économique.

Dans certains secteurs, on remarque des prévisions à la baisse. C'est le cas par exemple dans Saint-Sacrement et Saint-Julien, de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, ou Marguerite-Belley, Rosaire et Saint-Luc, de la Commission scolaire De La Jonquière. La responsable des communications de la CS, Véronique Leclerc, mentionne néanmoins que la tendance générale pour les prochaines années se maintient.

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