D'enseignant à éleveur de reines

Réjean Côté se passionne pour l'abeille.... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque)

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Réjean Côté se passionne pour l'abeille.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Un paysage de vergers, des poules qui sillonnent les productions, des brouettes de bois, des ruches d'abeilles peintes à la main, des serres verdoyantes et surtout, une famille qui travaille ensemble. La ferme Merci la Terre de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix représente ce que le milieu agricole a de plus bucolique à offrir. Et la population pourra le constater de visu, samedi, dans le cadre de la Journée de l'abeille.

La jeune entreprise maraîchère, fruitière et apicole, certifiée biologique et membre de Nord-bio, est l'hôte régional de cette journée, organisée par le ministère de l'Agriculture, Pêches et Alimentation du Québec (MAPAQ), qui vise à sensibiliser la population au rôle crucial de ce pollinisateur en ouvrant les portes d'une entreprise apicole régionale.

L'élevage de reines est arrivé tard dans la vie de Réjean Côté, propriétaire de Merci la Terre. Enseignant au Cégep de Saint-Félicien en tourisme, il en rêvait cependant depuis longtemps.

«J'ai commencé mon projet pendant que j'étais enseignant, mais il a fallu que j'écourte ma carrière pour me consacrer à ma ferme», raconte le père de famille, dont les deux enfants travaillent également dans l'entreprise.

Il rêvait d'un verger. Les abeilles se sont ensuite jointes naturellement à cette ferme reconnue localement pour ses paniers biologiques.

«Ma passion, ç'a toujours été les arbres fruitiers. Donc j'ai commencé avec ça. Mais dès la deuxième année, je me suis dit qu'on ne pouvait pas avoir d'arbres fruitiers sans avoir des abeilles. C'était impossible dans mon esprit. J'ai donc acheté trois ruches. Je produisais du beau miel chaque année, mais comme éleveur, j'étais pourri. J'ai donc suivi une formation en apiculture que je viens d'ailleurs tout juste de finir au Collège d'Alma», précise M. Côté, qui s'est également rendu en Argentine, l'hiver dernier, pour bonifier ses connaissances comme éleveur de reines.

Le volet apicole de l'entreprise est en pleine expansion. Actuellement, la production n'est pas suffisante pour distribuer les produits à grande échelle. Mais le propriétaire, qui voue une véritable admiration pour l'abeille, vise l'exploitation de 50 à 100 ruches dans un avenir rapproché.

Du miel à la camerise

Et la ferme familiale ne fait pas que du miel traditionnel. Lors du passage du Quotidien, Marion, la fille de M. Côté, concoctait une recette de miel à la camerise.

«Moi et ma fille, on a visité en 2013 un magasin qui vendait uniquement du miel. On en a vu de toutes sortes, au chocolat, beurre d'arachides, fruits. On s'est dit pourquoi on ne fait pas ça aussi. D'autant plus qu'on a la matière première ici, avec nos arbres fruitiers. Comme on avait peu de camerises l'an dernier, on en a profité pour tout déshydrater ce qu'on a produit. Et on a incorporé la camerise dans le miel. Les tests sont concluants, les gens aiment ça», constate Réjean Côté.

Sa fille Marion a rejoint la ferme l'an dernier.

«Je suis restée 12 ans à Montréal. J'ai fait mes études en physiothérapie et j'ai travaillé un an, mais je n'ai pas aimé ça. Je suis ensuite partie en voyage pour finalement revenir au Lac-Saint-Jean. J'ai changé complètement de mode de vie. Et j'adore ça. On est connecté, on travaille dehors, on est en famille», exprime Marion Côté, qui suit également un cours en apiculture.

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