Culture en serre de semences d'ail

Saint-Félicien veut un second parc agrothermique

Déjà, Jardins Saint-Félicien cultivent de l'ail pour la... (Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Déjà, Jardins Saint-Félicien cultivent de l'ail pour la consommation. Son projet de semence viendrait répondre à ses besoins mais aussi à de nombreux producteurs qui ne sont pas capables de trouver de la semence qui est exempte de maladie.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les Jardins Saint-Félicien, en collaboration avec la Coopérative Norbio, travaillent sur un projet prometteur de culture d'ail de semence. Sa concrétisation pourrait dépendre de la volonté de la municipalité d'implanter un 2e parc agrothermique.

Le marché pour l'ail de semence est immense, avance Jean-François Robert des Jardins de Saint-Félicien. «Le problème au Québec, c'est qu'il n'y a pas de producteur qui peut garantir une production exempte de maladie. Ce que nous allons être en mesure de faire en plus de produire une semence biologique», indique ce producteur maraîcher.

C'est pour tenter d'enrayer la propagation des nématodes de l'ail que le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) s'est impliqué financièrement pour effectuer de la recherche dans ce domaine. Cette maladie s'attaque au plant et réduit la productivité des plantations.

Une parcelle de terrains de deux hectares a été louée à la ville de Saint-Félicien. Il s'agit de terrains qui avaient été acquis alors que la municipalité voulait créer un parc agrothermique près de l'usine de cogénération de Greenleaf Power. Ce parc sera maintenant aménagé près de l'usine de pâte de Produits forestiers Résolu. C'est à cet endroit que vont s'installer les Serres Toundra.

Des semences ont été plantées l'an dernier et les résultats semblent encourageants. Avant d'aller plus loin, le promoteur veut obtenir des garanties de la Ville. «Nous devons savoir s'il est possible de louer à long terme et si la Ville va fournir les infrastructures pour cultiver sous abris et à quel coût. Ça représenterait un avantage important, car les semences poussent plus rapidement en serre et sont plus résistantes quand on les sème à l'automne afin de passer à travers l'hiver», explique Jean-François Robert.

Sans vouloir avancer le montant d'investissement du projet, il estime qu'il serait intéressant pour le développement d'une filière serricole à Saint-Félicien. «C'est un petit projet qui pourrait en amener d'autres vu l'implication d'autres producteurs biologiques dans le nôtre. Je ne veux pas en parler pour ne pas nous faire voler nos idées», explique-t-il.

Au total, ce sont 28 hectares qui seraient disponibles à la culture sous serres si la deuxième phase du parc agrothermique se concrétise.

Il s'agirait aussi d'un avantage pour la localité qui veut devenir un leader dans la production sous serres avec le projet des Serres Toundra qui prévoit produire 47 millions de kilos de concombres par année.

La première année de plantation d'ail a bien fonctionné, il reste maintenant à obtenir une réponse de la Ville pour ainsi produire à plus grande échelle.

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