Glencore s'intéresse à Rio Tinto

Rio Tinto: rumeurs de vente

La transaction évaluée à plus de 160 milliards... ((Archives Le Quotidien))

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La transaction évaluée à plus de 160 milliards de dollars pourrait créer la plus grande compagnie minière au monde, détrônant BHP Billiton.

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Pendant que les rumeurs s'intensifient concernant la vente de Pacific Aluminium, c'est l'entreprise Rio Tinto en entier qui pourrait passer à d'autres mains, selon de nombreuses publications économiques.

En 2014, la multinationale Glencore a proposé 150 milliards de dollars à RT pour fusionner, offre qui a été refusée par les actionnaires. Selon les lois en vigueur au Royaume-Uni, là où est situé l'un des deux sièges sociaux de RT, Glencore ne pouvait faire une autre approche auprès de RT avant avril 2015. Cette période étant terminée, il ne serait pas étonnant que les deux compagnies aient de nouveau des discussions, selon de nombreuses publications, dont The Wall Street Journal. La transaction évaluée à plus de 160 milliards de dollars pourrait créer la plus grande compagnie minière au monde, détrônant BHP Billiton.

«Tôt ou tard, Rio Tinto devra soit cesser sa stratégie d'expansion, ou soit faire face à la possibilité que ses bénéfices seront anéantis», a dit l'analyste minier de la firme AllianceBerstein, Paul Gait, au The Wall Street Journal en avril dernier. Selon M. Gait, «si les gains de Rio continuent de diminuer et que le prix de son action en souffre, Rio sera vulnérable à Glencore.»

Le chef exécutif de RT, Sam Walsh, affirme de son côté que cette fusion «n'arrivera pas» depuis que cette possibilité a été soulevée, en 2014.

Une transaction entre RT et Glencore devrait faire face aux bureaux de la concurrence au Royaume-Uni et en Australie. Déjà, selon l'agence Reuters, l'équivalent du «secrétaire du conseil du Trésor» australien, Joe Hockey, s'opposerait à la transaction. Il serait inquiet des taxes perdues par l'Australie si la transaction devait avoir lieu, RT étant la plus grosse minière australienne et l'un des plus gros payeurs de taxes au pays.

Chine

La Chine est aussi dans le décor, et est même fort importante dans une éventuelle transaction. Selon des personnes interrogées par Le Quotidien, ce sont même les investisseurs chinois qui pourraient être au coeur d'une possible transaction - ou de son échec. Dans The Wall Street Journal, on parle de la Chine comme étant la «wild card». La Chine détient une société d'état nommée Chinalco, qui est le plus gros actionnaire de Rio Tinto. En 2009, Rio a refusé une offre de Chinalco de doubler sa participation, ce qui aurait donné à la société d'état un siège sur le conseil d'administration de Rio Tinto.

«Ces facteurs auraient créé des tensions avec Chinalco, laissant potentiellement Pékin ouverte à un nouveau leadership à Rio Tinto», a dit l'analyste Michael Komesaroff au The Wall Street Journal.

Glencore, justement, a prouvé lors de sa fusion avec Xstrata en 2013 qu'il pouvait faire des affaires avec les Chinois, en obtenant l'approbation de Pékin, en outre en acceptant de vendre sa mine de cuivre péruvienne de Las Bambas à un consortium chinois. Cette vente était l'une des conditions du gouvernement chinois pour accepter la fusion de Glencore et Xstrata.

Déjà, The Wall Street Journal, dans son article du mois d'avril, va jusqu'à pointer la mine d'Escondida au Chili, dont 30% des parts appartiennent à RT, comme une possibilité pour en venir à un arrangement avec la Chine dans l'éventualité d'une transaction. «Une option pour Glencore serait d'offrir de vendre l'un des actifs prisés de Rio dans le cuivre, comme le 30% de ses parts dans la mine Escondida au Chili», écrit le journaliste. «Si les Chinois veulent que la transaction se fasse, il est plus que probable que cela arrive», soutient l'analyste M. Komesaroff

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