Une immersion totale

Des élèves de partout au Canada fréquenteront l'Université... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Des élèves de partout au Canada fréquenteront l'Université du Québec à Chicoutimi et le Cégep de Jonquière, cet été.

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Une immersion totale. C'est ce que la région offre aux centaines d'élèves anglophones venus «d'un océan à l'autre» pour apprendre le français au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Le gros avantage dans la région, c'est que lorsque les élèves vont au magasin, au dépanneur, peu importe, ils doivent toujours parler en français, explique le directeur du Centre linguistique du Collège de Jonquière, Guy Paradis. Ils n'ont pas le choix, parce que bien souvent les gens ne peuvent leur répondre dans une autre langue. C'est excellent pour nos élèves, qui doivent se débrouiller.»

«Quand ils vont à Montréal, par exemple, dès qu'ils sortent du campus, ils peuvent faire leur vie en anglais. C'est un peu la même chose à Québec. La ville a un pouvoir d'attraction extraordinaire, mais les citoyens sont bilingues en plus grand nombre qu'ici, donc les étudiants sont moins obligés de parler en français.»

L'Ontarienne Rachel Hoekstra avait choisi Chicoutimi comme première destination lorsqu'elle a envoyé son nom pour participer au programme Explore. C'est justement dans cet arrondissement qu'elle s'est retrouvée, hier.

«Je voulais une ville pas très grande où beaucoup de personnes parlent français, souligne-t-elle, déjà à l'aise avec cette deuxième langue. Il y a beaucoup d'activités sportives offertes ici, et la nature est très belle.»

Contrairement à Rachel, les élèves s'aperçoivent souvent de la chance qu'ils ont une fois arrivés sur place. «Les élèves écrivent leurs choix #1, #2 et #3, explique Guy Paradis. Ils ne choisissent pas où ils vont. Les gens plus informés vont choisir hors des grands centres, mais ils ne le sont pas tous.»

Le volet culturel est aussi très important pour les deux programmes régionaux d'immersion française. «On offre des visites touristiques et les familles qui accueillent nos élèves participent énormément pour l'apprentissage, explique le coordonnateur de l'École de langue française et de culture québécoise, Philippe Côté. Les mets régionaux sont mis de l'avant par les familles. Un des buts d'Explore est d'apprendre à connaître une autre partie du Canada.»

Jakub Misiek, lui, a non seulement connu Chicoutimi, il l'a adoptée. Il a participé au programme Explore en 2012, puis a étudié à l'UQAC au Diplôme d'études supérieures spécialisées en écoconseil. Le voilà maintenant moniteur au programme Explore pour tout l'été. «Au début, je venais pour cinq semaines... Après , on ne sait jamais ce qui arrive!»

kbelley-Murray@lequotidien.com

Quarante-cinq ans après avoir ouvert ses portes, le Centre linguistique du Collège de Jonquière accueillera cet été plus de 400 élèves anglophones. Depuis dimanche, ce sont 184 Canadiens, surtout des boursiers du programme Explore, qui sont arrivés en sol jonquiérois afin de vivre une immersion totale dans la langue des Tremblay. Depuis ses débuts, le Centre linguistique a permis à plus de 38 000 élèves d'apprendre une langue seconde. Il compte parmi ses «gradués» de nombreux politiciens et fonctionnaires fédéraux, dont Jack Layton et Ken Dryden. Lorsque les 184 élèves quitteront Jonquière, dans cinq semaines, un deuxième groupe arrivera. Le directeur du Centre linguistique, Guy Paradis, attend au moins 218 élèves pour cette seconde vague. Les étudiants indépendants, du Mexique, du Brésil et de l'Ukraine, en outre, seront plus nombreux en été. Le Centre linguistique opère par ailleurs un campus à Ottawa, où des francophones apprennent l'anglais, aussi avec le programme Explore.

Ils ont été 240 à faire leur entrée à l'Université du Québec à Chicoutimi, hier. Ils seront 190 nouveaux élèves durant la session d'été. L'École de langue française et de culture québécoise est ouverte depuis 1974. «Ici, tous les élèves sont âgés de 18 ans ou plus. Normalement, les 3/4 sont en famille, mais cette année nous avons eu moins de temps pour la recherche des familles, donc le nombre est un peu moins élevé. On a subi des compressions. À l'automne, on compte bien se remettre en recherche afin de trouver de nombreuses familles pour l'an prochain», explique le coordonnateur du programme, Philippe Côté. L'arrivée des élèves avait lieu hier. Ils commenceront les cours aujourd'hui.

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