Crue historique

RTA a tiré des leçons de 2014

L'an passé, RTA avait dû ouvrir les vannes... ((Archives Le Quotidien))

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L'an passé, RTA avait dû ouvrir les vannes de tous ses évacuateurs de crue.

(Archives Le Quotidien)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Il y a un an, presque jour pour jour, Rio Tinto Alcan (RTA) était sur un pied d'alerte. Une crue historique avait obligé la compagnie à utiliser la capacité d'évacuation maximale de ses déversoirs en aval du lac Saint-Jean. La crue avait atteint près de 11 000 m3/s, du jamais vu depuis les années 40.

Un an plus tard, RTA a tiré des leçons de cet épisode, qui a marqué Jean-François Gauthier, directeur d'Énergie Électrique.

«À pareille date, l'an dernier, Environnement Canada nous annonçait 80 mm de pluie, avant la pointe de crue. Ce n'était pas de bonnes nouvelles. On était en période de fonte de neige, les sols étaient gorgés d'eau donc tout ce qui tombe, se retrouve dans les rivières. C'était des circonstances problématiques», se rappelle Jean-François Gauthier, dans une entrevue accordée au Quotidien.

Heureusement, les météorologues se sont trompés, car les précipitations ont atteint 54 mm plutôt que les quelque 80 mm annoncés. Ce qui a permis d'éviter le pire en pleine pointe de crue.

«On était fier de la proactivité, des mesures qu'on avait mises en place, des communications avec le milieu, avec la sécurité civile. Ça a permis aussi de tester nos systèmes. Une fois que la crue s'est terminée, on a fait un bilan et on s'est rendu compte qu'il y avait une certaine limite sur le plan technologique», admet M. Gauthier.

En plus de créer un centre de coordination de crue à l'interne, RTA a fait appel au Groupe Conseil Nutshimit-Nippour pour effectuer des relevés qui servent maintenant à évaluer plus rapidement le profil du lac Saint-Jean à différentes élévations.

«On s'est rendu compte qu'on avait besoin de cette information. Mais les outils qu'on avait n'étaient pas au point. Ça se faisait de façon manuelle, mais ça demandait beaucoup d'effort. Avec notre nouvel outil, c'est plus rapide», constate le directeur d'Énergie Électrique.

Une équipe de travail conjointe de la sécurité civile et de RTA a également été formée à la suite de cette crue historique.

«On voulait une meilleure synergie avec la Sécurité civile, car c'est elle qui est responsable de faire le lien avec les municipalités en cas d'urgence. Et en leur fournissant ces courbes-là (relevés), ils peuvent les entrer dans leur système informatique et avoir l'information immédiatement. C'est-à-dire qu'ils peuvent voir où sont les impacts et où il y a matière à intervenir», précise M. Gauthier.

Pêche

À quelques jours de l'ouverture de la saison de la pêche, RTA invite les gens à être prudent près des installations hydroélectriques. Les estacades seront installées d'ici vendredi sur tous les sites de la compagnie. «L'installation des estacades se poursuit toute la semaine et tout sera terminé avant l'ouverture de la pêche. Il faut rappeler aux gens qu'il ne faut pas s'en approcher. Car ce sont des zones à risque en période de déversement et on l'est en ce moment. Lorsqu'on voit les estacades, il faut s'éloigner», insiste M. Gauthier.

Quant à la crue printanière 2015, elle se situe dans la normale. La pointe de crue a été atteinte le 7 mai dernier à 6550 m3/s.

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