Pour forcer un second tour de scrutin

Cloutier compte sur le soutien de la région

Alexandre Cloutier, le candidat que personne ne voyait... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Alexandre Cloutier, le candidat que personne ne voyait au fil d'arrivée, croise les doigts et espère que les membres du Parti québécois de la région qui détiennent 10 % des votes vont lui permettre de forcer la tenue d'un second tour de scrutin.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Alexandre Cloutier, le candidat que personne ne voyait au fil d'arrivée, croise les doigts et espère que les membres du Parti québécois de la région qui détiennent 10 % des votes vont lui permettre de forcer la tenue d'un second tour de scrutin.

Les traits tirés, mais toujours calme et posé, le député de Lac-Saint-Jean a raconté devant les membres du Cercle de presse du Saguenay comment il a réussi à devenir un incontournable dans la présente course à la direction du Parti Québécois: « Au début, il y avait 0 à côté de mon nom dans les sondages et nous avons continué et nous allons travailler jusqu'à la fin. Je fais la campagne pour gagner et je serai déçu d'une défaite », admet le plus jeune candidat en âge.

expérience

Il est revenu sur cet élément que certains semblent lui reprocher depuis le début de la course. Alexandre Cloutier rappelle que malgré son jeune âge, il est celui des trois derniers candidats qui a le plus d'expérience en politique: « Lors des prochaines élections, j'aurai 42 ans et j'en serai à une cinquième campagne. Il y avait 800 personnes à ma première investiture à Alma et j'ai battu Yves Bolduc alors que tout le monde disait que j'allais perdre », lance le député de Lac-Saint-Jean pour rejeter ces allégations.

Hier, le député de Lac-Saint-Jean a mis l'accent sur son programme et surtout sur la façon de mener la campagne. Il a mis au défi les journalistes présents de relever une seule déclaration déplacée à l'endroit des autres candidats. Cette façon de faire couplée à son programme mettant l'accent sur la formation et l'éducation lui ont valu des appuis de taille. Il n'a toutefois pas réussi à attirer dans son camp son collègue Sylvain Gaudreualt, mais évite de critiquer le choix du député de Jonquière qui fait aujourd'hui campagne avec Pierre Karl Péladeau.

« J'ai fait de la politique constructive. J'ai proposé des choses et des idées aux gens. Nous avons l'obligation de sortir des sentiers battus si nous voulons nous sortir du 25 % d'appuis de la dernière élection. Nous devons relever le défi démographique, nous doter d'infrastructures de qualité et d'outils de développement », a enchaîné celui qui entend redoubler d'ardeur malgré la fatigue afin de rallier un maximum de militants à son camp.

Alexandre Cloutier est revenu sur des positions prises dans le cadre de la dernière campagne qui ont bien marqué son positionnement sur sa vision du Québec. Il a réitéré sa position par rapport à l'exploitation du pétrole sur l'île d'Anticosti. Il considère toujours que la technologie ne permet pas d'aller de l'avant sans risque avec ce projet.

Dans cette logique. Alexandre Cloutier considère que l'exploitation des ressources non-renouvelables comme les métaux ou le diamant doit toujours se traduire par des retombées économiques directes au Québec sans quoi une telle politique industrielle n'a pas de sens. Il répondait ainsi à la problématique des contrats qui échappent à la région dans la construction de la mine Stornoway.

«Le ministre Laurent Lessard a déclaré qu'il ne connaissait pas l'entente de continuité », a conclu le député de Lac-Saint-Jean.

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