Exploitation du Rigolet à Métabetchouan

Les commerçants craignent une concurrence déloyale

Un groupe de commerçants accuse la ville de... ((Archives Le Quotidien))

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Un groupe de commerçants accuse la ville de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix de concurrence déloyale parce qu'elle finance certains frais d'exploitation du Rigolet.

(Archives Le Quotidien)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Un groupe de commerçants accuse la ville de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix de concurrence déloyale parce qu'elle finance certains frais d'exploitation du Rigolet.

Situé sur la plage, en plein coeur de la municipalité, le bâtiment abrite un restaurant-bar, ouvert jusqu'à 3 h du matin, du mercredi au dimanche, et ce, quatre saisons.

Plus d'un million $ en fonds publics, partagés en part égale entre Ottawa et la municipalité, ont été investis au début de l'année 2014 pour moderniser les lieux. Le pavillon a été agrandi et modernisé et une nouvelle cuisine a été aménagée, permettant au concessionnaire de bonifier son offre de nourriture et ses heures d'ouverture.

Selon le contrat de concession du pavillon du Rigolet, il en coûtait 100 $ par mois pour occuper les lieux. Le prix a été revu et le concessionnaire paye, depuis un peu plus d'un an, 150 $ par mois. Tous les frais d'électricité et de chauffage sont assumés par la municipalité.

Des conditions inespérées, estiment les commerçants rencontrés par Le Quotidien, qui préfèrent garder l'anonymat pour ne pas nuire davantage aux affaires.

« Comment voulez-vous que l'on concurrence avec ça? En plus, ils sont sur la plage. Le plus bel endroit de la ville. Et il n'y a aucun risque pour le concessionnaire. C'est nous, les citoyens qui payent », dénonce en véhémence un entrepreneur de la municipalité.

« On n'en veut pas au concessionnaire. C'est la municipalité qui doit se réveiller. Oui, je suis pour la concurrence. Mais une juste concurrence », mentionne un autre commerçant, ajoutant que cette histoire n'est pas sans rappeler celle du Resto des Collines d'Alma.

En effet, la ville a déboursé plus de 12 000 $ pour fournir l'électricité sur le site en 2104. Ce montant n'est cependant pas représentatif d'une année complète, car le restaurant a dû fermer quelques mois en attente d'un permis d'alcool.

La municipalité prévoit aussi investir dans une nouvelle terrasse. L'appel d'offres pour sa construction vient d'être lancé.

Réveil tardif

Le Rigolet a toujours été une propriété municipale. Alors, pourquoi se plaindre maintenant?

« Parce que le site n'a jamais été un restaurant-bar comme il est en ce moment. C'était un casse-croûte estival. Ça ne causait pas de problème. Mais là, les restaurateurs du coin se meurent et ne peuvent pas concurrencer le Rigolet. C'est très difficile en ce moment », témoigne un autre commerçant, visiblement en rogne contre la ville.

« Si on m'avait offert ça, j'aurais dit oui. Qui dirait non? Au moment de l'annonce des travaux et de la subvention, on parlait d'un centre récréotouristique. On n'a jamais dit que ça allait être un restaurant-bar municipal », ajoute un autre entrepreneur.

D'après le contrat, les frais d'entretien du pavillon, d'extermination (s'il y a lieu), la ligne téléphonique de base (1133 $ en 2014), le réseau internet, les frais reliés au système d'alarme, les ampoules extérieures, le nettoyage de la hotte, les frais d'entretien et des fournitures sanitaires du pavillon sanitaire et site extérieur font notamment partie des frais qui sont à la charge de la ville.

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