Engagements de Rio Tinto lors de l'achat d'Alcan

Cloutier demande l'intervention du PM

Le député de Lac-Saint-Jean et candidat à la... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le député de Lac-Saint-Jean et candidat à la direction du Parti québécois, Alexandre Cloutier, juge que le gouvernement libéral a fait une grave erreur en 2007 en laissant partir aux mains d'intérêts étrangers le « fleuron québécois » qu'était Alcan

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Le député de Lac-Saint-Jean et candidat à la direction du Parti québécois, Alexandre Cloutier, juge que le gouvernement libéral a fait une grave erreur en 2007 en laissant partir aux mains d'intérêts étrangers le «fleuron québécois» qu'était Alcan.

Aujourd'hui, il demande au premier ministre Philippe Couillard de s'assurer au moins que les ententes passées à l'époque comme conditions à la transaction soient respectées.

En 2006, lorsque Rio Tinto a manifesté l'intérêt d'acquérir Alcan, le gouvernement a pris une entente de continuité avec la compagnie pour que les intérêts québécois soient protégés. Il était alors question du maintien des engagements financiers et de création d'emploi, l'assurance que le siège social serait agrandi et resterait à Montréal et le maintien de niveaux d'emplois conformément aux plans déjà en vigueur. L'offre de Rio Tinto a semblé convenable au gouvernement qui l'a analysée et acceptée en 2007.

Avis de conformité

Or, avec l'annonce hier qu'une centaine d'emplois seront abolis au siège social de Montréal et que le mot «Alcan» disparaîtra du nom «Rio Tinto Alcan» de la société, Alexandre Cloutier s'inquiète et réclame que Philippe Couillard produise publiquement un avis de conformité.

«J'imagine que le gouvernement a pris des garanties à l'époque pour s'assurer que le siège social ne devienne pas une coquille vide et qu'il y ait un minimum d'emplois. C'est à lui d'exposer les faits», déclare M. Cloutier, très renseigné sur le dossier en raison des usines Rio Tinto Alcan présentes au Saguenay-Lac-Saint-Jean, incluant sa circonscription. En ce moment, il est impossible de dire si elles aussi seront touchées.

Selon l'élu péquiste, le siège social s'effrite de plus en plus et perd ses responsabilités. Dans l'entente de continuité, il devait remplir les fonctions de planification stratégique, des finances et de la comptabilité, des affaires juridiques, de la mise en marché et des ventes, de la prospection de clientèle, des relations publiques et des ressources humaines. Avec tant de postes en moins, le député se questionne si c'est toujours le cas.

«Je ne vois pas comment on peut promettre une chose, puis la rejeter du revers de la main», confie Alexandre Cloutier.

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