Rencontre avec les dirigeants de Forest Stewardship Council

Le ministre Lessard défend la gestion québécoise de la forêt

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Le ministre québécois de la Forêt et de la Faune, Laurent Lessard.

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Le ministre québécois de la Forêt et de la Faune, Laurent Lessard, a rencontré hier à Washington les dirigeants de Forest Stewardship Council (FSC) international ainsi que FSC Canada afin de faire le point sur toute la dynamique de certification et les problèmes qui en découlent dans la forêt boréale.

Il a été impossible d'obtenir un entretien avec le ministre Lessard qui rentrait au Québec immédiatement après la rencontre. Il s'est rendu aux États-Unis pour faire une présentation détaillée du nouveau régime forestier québécois et surtout avoir un tête-à-tête avec les patrons de FSC.

Selon Mathieu Gaudreault, attaché de presse du ministre, le gouvernement a profité de la rencontre pour exposer à la direction de FSC les particularités des relations entre les bandes indiennes et les gouvernements fédéral et provincial. Il s'agit de relations qui diffèrent de celles des peuples autochtones et des gouvernements dans d'autres pays qui exploitent les forêts comme le fait le Canada.

Il y a quelques semaines, le ministre Lessard y allait d'une déclaration à l'effet que les exigences de FSC en matière de consentement autochtone sont pratiquement supérieures à celles de la Cour suprême du Canada balisant les notions de consultations des populations aborigènes dans des situations d'exploitation des ressources naturelles. Au Canada, ce sont les gouvernements qui doivent consulter directement les premières nations et non les compagnies forestières.

Le ministre Lessard, selon ce que souligne son attaché de presse, a voulu établir ce que signifiait le consentement libre et éclairé, et ce que signifiait au juste une communauté qui ne disait pas non à une proposition de récolte forestière.

L'autre point que le ministre Laurent Lessard avait inscrit à l'ordre du jour est le comportement des membres de l'organisme de certification. Au Québec, Greenpeace, qui est membre de la chambre environnementale, mène une campagne sur la scène internationale contre Résolu qui exploite la forêt boréale afin d'inviter les clients à boycotter cette papetière. Le dernier point de la rencontre sur lequel l'attaché de presse du ministre insiste était la résolution 65 qui entrera en vigueur en 2016. Dans l'état actuel des choses, cette résolution pourrait faire perdre toute la certification FSC dans les forêts boréales sous aménagement.

Le gouvernement du Québec a une marge de manoeuvre restreinte pour la certification forestière de Résolu. FSC a prolongé le délai pour la suspension de l'un des certificats de Résolu jusqu'au 3 juillet. Le mandat du négociateur Lucien Bouchard pourrait donc se conclure sans entente avec les Cris pour cette date. De plus, les Cris pourraient mettre à exécution leur menace de déposer une injonction pour empêcher les papetières de commencer la récolte printanière dans les aires de trappe litigieuse de l'entente Baril-Moses.

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