Pas question de revoir le plan de redressement du caribou forestier

Boivin déçu par la décision d'Ottawa

Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin.... ((Archives Le Quotidien))

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Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le gouvernement du Canada n'entend pas revoir son plan de redressement du caribou forestier à partir de nouvelles études scientifiques plus poussées.

C'est ce qu'a appris le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine Jean-Pierre Boivin à la suite d'une rencontre avec la ministre de l'Environnement du Canada Leona Aglukkaq et des hauts fonctionnaires de son ministère. Une position qui l'a beaucoup déçu.

«Les personnes que nous avons rencontrées n'ont pas montré d'ouverture. Nous leur avons expliqué que nous aimerions que des études scientifiques soient faites sur l'analyse du taux de perturbation, sur la nutrition du caribou et pour comparer si le caribou forestier et celui des toundras n'étaient pas la même espèce. Nous avons eu une fin de non-recevoir pour approfondir les recherches», a-t-il confié à la suite de cette rencontre. Jean-Pierre Boivin était accompagné d'élus de l'Ontario et du grand patron de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau. Une rencontre à laquelle le ministre Denis Lebel n'a pas assisté.

Comme le ministère ne veut pas assouplir les critères, les conséquences risquent d'être dramatiques pour la foresterie de la région. Québec devra soumettre un plan du rétablissement du caribou forestier qui devra respecter les lignes directrices d'Ottawa d'ici 2018.

Le plan de rétablissement du caribou forestier consisterait à limiter les perturbations sur 35% du territoire forestier. La protection de ce pourcentage réduirait d'un million de mètres cubes pour la possibilité forestière au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui provoquerait la perte de 3000 emplois.

Pressions

Face à ce manque d'ouverture, des élus de la région et de l'Ontario vont accentuer la pression sur Ottawa pour démontrer l'importance de cet enjeu. Ils veulent se rendre au Parlement pour faire une conférence de presse afin de sensibiliser les médias nationaux à l'enjeu de la foresterie. «Il faut mieux faire connaître les impacts que ça pourrait avoir sur nos économies respectives. En plus de la protection de l'environnement, il y a les questions autochtones qui entrent aussi en ligne de compte. Ce n'est pas un dossier évident. Il y a beaucoup d'incertitudes et il faut les dissiper le plus vite possible», laisse-t-il tomber.

Jean-Pierre Boivin souligne que des municipalités de l'Ontario sont aussi inquiétées pour l'avenir de l'industrie dans la forêt boréale. C'est pour cette raison qu'ils font s'unir.

lpotvin@lequotidien.com

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