Le froid a mené la vie dure aux insectes

Moins de piqûres cette année

Trois espèces de moustiques animent nos étés: les... ((Archives))

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Trois espèces de moustiques animent nos étés: les moustiques de printemps et les moustiques estivaux (moustiques de «contenants artificiels» et moustiques des crues).

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Les insectes piqueurs devraient être moins dérangeants cet été en raison des grands froids connus cet hiver. La population de moustiques de printemps devrait cependant être dans les normales, ou un peu moins importante qu'à l'habitude.

«Il a fait très froid cet hiver, et la gelée en profondeur dans le sol affecte les insectes, tels que les perce-oreilles, les guêpes, les bourdons et les insectes nuisibles», indique l'entomologiste Robert Loiselle, invité par le Progrès-Dimanche à faire ses prédictions pour la belle saison.

Si plusieurs sont heureux de voir les insectes disparaître l'hiver, ces derniers ne quittent pas pour autant la province. Les insectes entrent alors en diapause (l'équivalent de la dormance chez les végétaux) en se réfugiant dans le sol. Les insectes en diapause sont à différents stades de leur développement (oeufs, larves, insectes adultes). Seuls les papillons monarques quittent la province pour passer l'hiver au Mexique.

«Plusieurs insectes ne passent pas l'hiver, mais lors de grands froids, c'est encore plus dur», ajoute M. Loiselle, aussi responsable des laboratoires de biologie et chargé de cours à l'Université du Québec à Chicoutimi.

Bonne nouvelle pour les producteurs de bleuets: le froid devrait aussi avoir affecté la drosophile à ailes tachetées. Les travailleurs forestiers seront par contre déçus. La tordeuse des bourgeons de l'épinette, très résistante au froid, ne devrait pas être affectée par l'hiver rigoureux.

Moustiques

On peut séparer les moustiques qui animent nos étés en deux grandes catégories: les moustiques de printemps et les moustiques estivaux (voir encadré pour ces derniers).

La quantité de précipitations reçues influence directement la population de moustiques de printemps. Les larves des moustiques de printemps se développent à partir des étangs formés par la fonte des neiges au printemps.

«Si les étangs de fonte des neiges durent moins longtemps, en raison du peu de précipitations reçues pendant l'hiver, et qu'ils s'assèchent vite, en raison du vent, comme cela a été le cas cette année, les populations devraient être dans les normales ou un peu moins importantes», avance le sympathique entomologiste qui aime se qualifier de "bibittologue".

Celui qui ne veut pas s'attirer les foudres de la population rappelle toutefois qu'il ne s'agit que de prédictions, qui pourront être confirmées ou infirmées en juin, une fois les maringouins de printemps auront atteint le stade adulte.

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