Berges entre les barrages d'Isle-Maligne et Shipshaw/Chute-à-Caron

Saint-Charles se plaint de l'érosion

L'érosion gruge lentement le talus de terre et... ((Photo Le Quotidien, Louis Tremblay))

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L'érosion gruge lentement le talus de terre et risque donc de causer des dommages au site de captation d'eau de la municipalité de Saint-Charles-de-Bourget.

(Photo Le Quotidien, Louis Tremblay)

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La municipalité de Saint-Charles-de-Bourget doit composer avec les impacts de la fluctuation du niveau de la rivière Saguenay qui est en fait un réservoir entre les barrages d'Isle-Maligne et Shipshaw/Chute-à-Caron. Elle souhaiterait que la multinationale Rio-Tinto-Alcan s'intéresse à la problématique de l'érosion pour protéger les infrastructures publiques.

D'entrée de jeu, le maire Michel Ringuette admet que la problématique de l'érosion le long des berges du Saguenay diffère de celle du lac Saint-Jean en raison d'une topographie différente et surtout de la forme du plan d'eau qui donne beaucoup moins de prise au vent.

Même si les impacts de l'érosion sont moins importants, Saint-Charles de Bourget considère que la situation doit au minimum être corrigée dans le secteur de la prise d'eau. La municipalité a foré il y a plusieurs années des puits artésiens pour alimenter les résidences. Ces puits sont situés en bordure du Saguenay et le mur de terre qui sépare la rive et les puits se disloque de plusieurs centimètres chaque année.

Les variations du niveau d'eau du réservoir, les vents et le passage des bateaux sont tous des éléments qui contribuent à l'érosion des berges, selon le maire. Le secteur est prisé par les plaisanciers puisqu'il s'agit du tronçon de rivière le plus large entre les deux barrages.

dialogue

Malgré cette différence importante, Saint-Charles-de-Bourget a déjà fait des interventions auprès de la multinationale pour tenter d'obtenir une certaine écoute: «On nous a alors expliqué que sur une distance de 8000 mètres, il y avait des problèmes sur approximativement 800 mètres», explique le maire Michel Ringuette, dont l'objectif est d'établir un dialogue constructif avec la multinationale.

«Nous savons bien que Rio-Tinto-Alcan peut difficilement réaliser des travaux dans des endroits qui ne sont pas accessibles facilement. On ne demande pas de charger des barges pour se rendre dans des endroits impossibles. Nous voulons simplement que des travaux soient réalisés dans les secteurs accessibles et surtout pour protéger nos infrastructures sensibles. Nous sommes conscients que pour Rio Tinto Alcan, il y a des craintes de créer un précédent, mais nous avons aussi droit à des travaux de protection.»

Le maire explique qu'avec un budget d'à peine 1 M$ par année et des infrastructures à reconstruire à la grandeur de la municipalité, il est difficile pour elle de se lancer dans ce type de projet nécessitant un certificat d'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

Depuis des années, les personnes possédant des propriétés en bordure du Saguenay réalisent des travaux de stabilisation à leur frais afin de préserver l'intégrité de leur terrain.

«L'historienne Aurore Bouchard a rédigé un article dans Saguenayensia qui mentionne que Saint-Charles-de-Bourget a payé un lourd tribut pour le développement industriel. Le village a été à l'époque déménagé et le rehaussement a fait disparaître tout le réseau routier de colonisation qui était en bordure de la rivière. Aujourd'hui, nous voulons mettre en valeur cet élément pour attirer de nouveaux citoyens», indique le maire Ringuette.

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