Explications de Stornoway sur les contrats du projet Renard

Couillard satisfait

Philippe Couillard... (Archives La Presse)

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Philippe Couillard

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Le premier ministre du Québec a procédé aux vérifications nécessaires et s'est dit satisfait des explications fournies par la direction des Diamants Stornoway sur l'attribution des contrats pour la construction de la mine Renard sur les monts Otish.

C'est ce qu'a déclaré au Quotidien Harold Fortin, attaché de presse du premier ministre du Québec et député de Roberval. Le premier ministre a été interpellé par la publication, dans l'édition d'hier, d'un article faisant état du mécontentement de plusieurs entrepreneurs à l'endroit de la société diamantifère dont le principal actionnaire est le gouvernement du Québec.

« Le premier ministre ne veut surtout pas que l'on parte une guerre entre les régions pour l'octroi des contrats. La direction de la société a indiqué que jusqu'à maintenant, 25 % des contrats ont été alloués aux entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 11 % en Abitibi et 20 % dans celle de Chibougamau », a indiqué Harold Fortin.

De plus, Stronoway a indiqué au gouvernement qu'elle allait continuer d'accorder des contrats de gré à gré pour des éléments spécifiques du projet. Le recours aux soumissions n'est cependant pas écarté comme en faisait état hier le vice-président aux affaires publiques Ghislain Poirier.

Stornoway a assuré qu'elle mettait tout en oeuvre pour que le projet de construction ait des retombées dans les régions. Le mécontentement des entrepreneurs a été provoqué par la fin du processus de soumission qui était géré par SNC-Lavalin. Stornoway a retiré cette fonction à la firme de génie-conseil pour confier le travail à sa propre équipe de gestion de projet dirigé par un ex-cadre d'Osisko Ronald Bougie, spécialiste dans la construction de projets miniers.

Depuis ce changement d'orientation, les entreprises n'ont pas accès aux documents pour déposer des soumissions. Certaines reçoivent des demandes pour déposer des prix.

Nonobstant les informations transmises au premier ministre par la société Stornoway, Le Quotidien a eu d'autres contacts pendant la journée d'hier confirmant que les entrepreneurs de la région risquaient d'échapper les gros éléments du projet. Une autre source a confirmé avoir entendu la fameuse réplique à l'effet que les entrepreneurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean avaient leur place dans les alumineries alors que ceux de l'Abitibi avaient les compétences pour les projets miniers.

Il s'agit des contrats pour la construction des équipements de production à l'intérieur du complexe du concentrateur et des équipements de traitement du minerai.

Il est important de préciser que des entreprises ont choisi de créer des partenariats avec les Cris afin d'avoir de meilleures chances d'obtenir des contrats. Grimard électrique a mis sur pied la société Grimard-Matoush Électrique. Un projet de cette nature peut facilement nécessiter des fournitures électriques de plus ou moins 70 M$ (10 % du coût du projet dans le domaine industriel).

Cette levée de boucliers dans l'anonymat par plusieurs entrepreneurs confirme en même temps que l'industrie de la construction traverse une période particulièrement difficile dans les régions nordiques. Le projet Renard est le seul projet d'envergure en ce moment actif.

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