L'enquête des crimes économiques blanchit la Plaza 1

Les frères Pilote soulagés

Également conseiller municipal, Pascal Pilote dit avoir été... ((Photo Le Quotidien, Marc St-Hilaire))

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Également conseiller municipal, Pascal Pilote dit avoir été pointé du doigt. On a dit de lui qu'il était un voleur, un bandit à cravate, raconte-t-il. Ses proches ont aussi été éclaboussés par l'affaire.

(Photo Le Quotidien, Marc St-Hilaire)

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Aucune faute criminelle n'a été commise par les administrateurs du centre commercial Plaza 1 d'Alma, au milieu des années 2000.

Au terme d'une opération qui a été largement médiatisée au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les agents de la Division des enquêtes sur la criminalité financière organisée (DECFO) n'ont recensé aucune infraction de la part de Julien Pilote, propriétaire de l'établissement à l'époque visée par l'enquête. Les conclusions sont les mêmes pour ses fils, Pascal et Nicolas Pilote, qui assurent la relève depuis quelques années.

Président et directeur général de la Plaza 1, Pascal Pilote se dit satisfait de ce dénouement. Il admet cependant avoir vécu difficilement les mois qui ont suivi la perquisition du 10 juin 2014, laquelle s'inscrivait dans le cadre de l'opération «Mystifier».

Les enquêteurs soupçonnaient l'entreprise almatoise d'avoir falsifié des documents aux fins d'évasion fiscale.

Également conseiller municipal, Pascal Pilote dit avoir été pointé du doigt. On a dit de lui qu'il était un voleur, un bandit à cravate, raconte-t-il. Ses proches ont aussi été éclaboussés par l'affaire.

«On ne sait pas trop quoi dire au monde, car on ne sait rien. On ne sait pas ce que les enquêteurs cherchent. Ils ne nous disent rien. Ils arrivent avec leur face bête et ça s'appelle "tasse-toi de là". Je savais que la vérité sortirait un jour, mais c'est long et c'est plate à vivre. Je suis devenu impatient avec tout le monde, surtout avec mes proches. Il y a beaucoup de gérants d'estrade à Alma, des gens qui ont le jugement facile.»

Après avoir obtenu la confirmation qu'aucune accusation ne serait déposée contre la Plaza 1, Pascal Pilote en a informé le conseil municipal. Jusque-là, il n'avait jamais abordé cette affaire à l'hôtel de ville.

«J'ai gardé ça pour moi. Les gens ne savent pas à quel point c'est plate de vivre entouré par les doutes. Mais, j'ai choisi de garder la tête haute et de me battre. On n'avait rien à se reprocher. Tout ça, c'est à cause de la gang de crottés de Montréal qui ont profité du système. Aujourd'hui, si tu fais de l'argent, tu es un voleur aux yeux de bien des gens. Mais à Alma, ce n'est pas comme à Laval ou à Montréal. C'est trop petit. Tout finit par se savoir. Surtout dans le contexte où je suis conseiller municipal. Je dois faire doublement attention. Nous exploitons un centre commercial. Nos locataires nous paient avec des chèques. C'est impossible de faire du "black" dans notre domaine.»

Difficile pour tous

Comme son frère Pascal, Nicolas Pilote a dû affronter le jugement populaire. Le poids de la suspicion était encore plus lourd sur ses épaules, lui qui est policier au sein de la Sûreté du Québec.

«C'est tellement frustrant que Nicolas ait été embarqué dans ça. Il n'était même pas dans la région en 2006, l'année visée par l'enquête. Nicolas n'avait rien à voir. Encore aujourd'hui, il est un actionnaire passif de l'entreprise. Il ne méritait pas ça», précise Pascal Pilote.

Au cours d'un entretien téléphonique, Nicolas Pilote admet avoir été durement ébranlé par la médiatisation de cette enquête. Il refuse toutefois de commenter davantage, préférant tourner la page sur cette épreuve.

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