Les ancrages étaient mangés par la rouille

Pettersen fait enlever les lampadaires

Les employés de Saguenay ont procédé hier après-midi... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Les employés de Saguenay ont procédé hier après-midi au retrait des lampadaires dans la côte du boulevard Sainte-Geneviève à Chicoutimi-Nord, qui risquaient de tomber comme il est arrivé mardi en raison de la corrosion.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Dominique Gobeil, stagiaire
Le Quotidien

Le conseiller municipal Marc Pettersen n'a pas attendu qu'on détermine qui, de la ville ou du ministère des Transports, est responsable de l'entretien des lampadaires de la côte du boulevard Sainte-Geneviève. Hier, il a fait enlever ceux représentant un danger près de l'endroit où trois se sont écroulés mardi.

L'un d'eux s'est écrasé sur une camionnette, fracassant le pare-brise et le tableau de bord du véhicule sans causer de blessures sérieuses au conducteur. L'évènement secoue le conseiller du district situé à Chicoutimi-Nord.

«Est-ce que le ministère attend qu'il y ait des morts pour agir? On y est passé à deux cheveux mardi, déplore Marc Pettersen au téléphone. Ça fait longtemps que je dis que c'est mal adapté.»

Hier, les ingénieurs et les techniciens de Saguenay ont analysé le secteur et ont découvert que le sel et le sable posés durant l'hiver avaient causé la corrosion de la base des quatre lampadaires restants, qui ont été enlevés en après-midi. Il a été calculé que le danger était moins grand pour eux de circuler durant quelques jours sans éclairage le soir avec prudence.

Marc Petterson explique que la gestion du boulevard Sainte-Geneviève relève du ministère des Transports, qui octroie le contrat de déneigement à un entrepreneur. Celui-ci a des standards différents de la ville. Lorsque vient le temps de nettoyer les rues, il ne fait que déblayer l'accotement et le dessus de la chaîne de trottoir, en laissant le sable et le sel s'amasser autour des bases des lampadaires.

«L'accumulation est d'un pied et demi, parfois jusqu'à trois pieds. Dans le reste de la ville, on n'a pas ce problème, tout est bien nettoyé», affirme le conseiller.

qui est responsable?

Bientôt, des poteaux de bois surmontés d'une ampoule seront installés temporairement. Saguenay et le ministère se renvoient la balle pour savoir qui assumera les coûts, qui ne sont pas encore établis.

«Tout l'entretien du boulevard Sainte-Geneviève et du pont Dubuc leur appartiendrait, mais on nous aurait cédé les lampadaires de la côte entre les deux? Je suis sceptique», se questionne le conseiller, qui désire seulement régler le problème au plus vite.

Plus tard en soirée, M. Pettersen a recontacté Le Quotidien pour faire une mise au point au sujet des propos du ministère des Transports qui, dans un reportage à la télévision, soutenait que l'entretien des lampadaires relevait de la ville. Il souligne que la ville a une entente pour l'entretien des ampoules strictement.

«Dire que le retard dans le ménage du boulevard est dû à la météo, c'est mentir à la population. Le ministère est en retard dans ses appels d'offres. On leur a proposé de le faire, mais c'est supposément trop cher pour eux.»

«On les a pognés les culottes à terre et là ils essaient de nous mettre ça sur le dos», poursuit-il.

déjà-vu

Marc Pettersen est choqué que le ministère des Transports n'ait pas fait ses devoirs lorsqu'un poteau est tombé sur le pont Dubuc pour la même raison il y a environ deux ans. Selon lui, tout le secteur, incluant les sorties et les bretelles, est à risque. «C'est une zone particulière où il faut étendre de deux à quatre fois plus de produits, ce qui multiple d'autant les problèmes», croit-il.

Le conseiller est catégorique: c'est Québec, et non la direction régionale, qu'il accuse de mal faire son travail. «Les fonctionnaires ici font ce qu'ils peuvent avec le budget qu'ils ont. Ils sont sous-financés de 20 M$, les différents gouvernements qui se sont succédé nous ont considérés comme des citoyens de seconde zone.»

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