Les délibérations se font dans le calme

Premier conseil sans prière

Pour la première fois de sa courte histoire,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Pour la première fois de sa courte histoire, le conseil de Saguenay a ouvert sa séance de délibérations sans la récitation de la prière à la suite de la décision rendue le mois dernier par la Cour suprême du Canada, ce qui n'a pas empêché la tenue de débats dans le calme.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Pour la première fois de sa courte histoire, le conseil de Saguenay a ouvert sa séance de délibérations sans la récitation de la prière à la suite de la décision rendue le mois dernier par la Cour suprême du Canada, ce qui n'a pas empêché la tenue de débats dans le calme.

Dès les premiers instants, la conseillère de l'Équipe du Renouveau démocratique, Christine Boivin, a demandé à ses collègues la tenue d'une minute de silence en mémoire des milliers de personnes décédées lors du tremblement de terre survenu au Népal. Le maire Jean Tremblay a mentionné que la tenue de cette minute de silence n'est pas appelée à devenir une habitude.

Parmi les sujets figurant à l'ordre du jour, le conseil a fait part de son intention d'investir cette année une somme additionnelle de 4 M$ par rapport aux prévisions du plan triennal pour l'amélioration des chemins ruraux à travers toute la ville. Le maire a mentionné que l'investissement serait financé à même un règlement d'emprunt ainsi que d'une somme de deux millions$ provenant du retour de la taxe sur l'essence. M. Tremblay a mentionné que la liste des chemins à réparer serait publiée plus tard, mais que priorité serait donnée aux chemins les plus mal en point.

Projet hôtelier

L'opposition a interrogé le maire concernant le projet de l'homme d'affaires Paul Boivin d'implanter un nouvel hôtel dans le centre-ville de Chicoutimi. La conseillère Josée Néron a rappelé que l'acte de vente signé en mars 2013 prévoyait la reprise de l'immeuble abritant le CLSC par la ville advenant que les 16 M$ d'investissements prévus pour un hôtel ne se concrétisent pas. Mme Néron n'a pas contesté la décision de prolonger d'une année l'entente, mais s'est demandé si Saguenay avait cédé ses droits sur la récupération de l'immeuble l'an prochain. M. Tremblay a reconnu que Saguenay a cédé son rang sur son droit de premier refus en disant espérer qu'elle puisse récupérer l'argent investi par le propriétaire. Lors de la période de questions, M. Tremblay a déclaré que Saguenay a fait le meilleur coup qu'elle pouvait. « Il y a quatre ans, des spécialistes nous ont dit que le stationnement à étages devait être refait au coût de sept millions$. On était propriétaire d'une bâtisse où le CLSC était présent et menaçait de partir. Le nouveau propriétaire s'est engagé à ajouter des étages pour loger des organismes. »

Le conseiller du secteur, Simon-Olivier Côté, est intervenu pour affirmer que le dossier du nouvel hôtel est un sujet chaud dans le centre-ville et que des commerçants menacent de quitter si les investissements attendus ne se concrétisent pas.

Le dossier du redécoupage de la carte électorale municipale est revenu sur le tapis alors que le maire a confirmé qu'aucun travail n'a encore été fait. Selon les informations transmises par la greffière Caroline Dion, on ne constate aucun retard à cette étape-ci étant donné que l'élection n'aura lieu qu'en novembre 2017. Mme Dion a expliqué que la réforme aura lieu en cinq étapes principales à partir du moment où Saguenay décidera de réduire le nombre de districts. Elle ajouté que toutes les règles prévues à la Loi sur les élections et référendums doivent être respectées quant au nombre de citoyens représentés par district. Des consultations publiques sont prévues dans le processus.

Le maire Tremblay n'exclut pas un retour à la diffusion télévisuelle des séances du conseil municipal, un service qui a été retiré afin de réaliser une économie de 10 000 $. À la question d'une citoyenne, il a mentionné que la question serait analysée en fonction des besoins exprimés par les citoyens.

Même s'il a respecté la décision de la Cour suprême concernant la prière, M. Tremblay a exprimé son désaccord avec la décision d'accorder au citoyen Alain Simoneau des compensations de 52 700 $ que Saguenay devra payer. M. Tremblay a déclaré être incapable de comprendre le fondement de la décision d'autant plus que ce citoyen a assisté à deux ou trois séances du conseil, selon ses prétentions.

Amélioration

La conseillère de l'ERD, Josée Néron, s'est montrée satisfaite du ton et de la façon dont se déroulent les séances du conseil municipal. Elle a noté avec un certain ravissement que les membres de l'opposition et les autres conseillers ont toute la liberté pour poser des questions sans avoir à faire face aux propos parfois cassants du maire. De plus, elle a souligné avoir moins de difficultés à obtenir les documents de travail réclamés. Elle a conclu que l'ERD souhaite par-dessus tout que le conseil puisse travailler en toute transparence.

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