Avenir de l'agriculture régionale

Nutrinor est optimiste

Jean Lavoie, président de Nutrinor, et Yves Girard,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Jean Lavoie, président de Nutrinor, et Yves Girard, directeur général de la coopérative, demeurent positifs pour l'avenir de l'industrie.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Frédéric Marcoux, stagiaire
Le Quotidien

Le directeur général de la coopérative Nutrinor, Yves Girard, est optimiste quant à l'avenir de l'agriculture dans la région.

La principale préoccupation de Nutrinor est de favoriser l'établissement des jeunes éleveurs représentant la relève de leur ferme respective.

«C'est préoccupant pour nous, avoue Yves Girard. Ce qui arrive des fois est que la relève n'est pas capable d'acheter leur ferme. Toutefois, on constate une belle stabilité de la quantité de lait et de gras que nous recevons depuis dix ans chez Nutrinor. C'est très encourageant. On demeure positif, car il y a des solutions à tous les problèmes.»

Nutrinor est d'ailleurs l'une des cinq plus importantes coopératives alimentaires au Québec. Elle possède 965 producteurs membres.

Pour la coopérative, stimuler le développement durable représente une priorité. Nutrinor a collaboré à un projet de recherche impliquant neuf fermes de la région pour stimuler le développement durable.

«On voit de belles réussites et des échecs. Une relève, ça se prépare! Des gens s'y prennent parfois trop tard. C'est important pour nous que l'agriculture soit en croissance. Si les producteurs sont durables, c'est la coopérative qui va être viable à long terme», soutient Yves Girard.

Méfiance

Nutrinor surveille attentivement les négociations Trans-Pacific, un traité de libre-échange impliquant dix pays, dont le Canada. La récente arrivée de 17 000 tonnes de fromage européen représente une brèche au système de gestion de l'offre actuel. Nutrinor supporte l'Union des producteurs agricoles (UPA) afin d'assurer le maintien du système actuel.

«S'il y a trop de brèches comme ça, cela peut finir par nous faire mal à long terme», commente Yves Girard.

Potentiel

Le directeur général de Nutrinor croit que les agriculteurs de la région peuvent se démarquer avec l'agriculture nordique qui caractérise le Saguenay-Lac-Saint-Jean. La coopérative a lancé un lait biologique nordique pour exploiter ce nouveau marché. Il révèle que Nutrinor cherche à développer un porc nordique.

«On croit beaucoup en ce type d'agriculture. S'il y a une région où il y a du potentiel, c'est bien la nôtre. On a l'opportunité de se distinguer des autres régions du Québec. Il suffit de développer le marché qui se présente.»

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