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La Ville cède son droit sur l'immeuble

Paul Boivin propose d'ajouter quatre étages au bâtiment... ((Courtoisie))

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Paul Boivin propose d'ajouter quatre étages au bâtiment et de faire construire un stationnement de plus de 300 places. La Ville lui acheminera prochainement une lettre d'intérêt, confirmant son intention d'y installer cinq organismes à vocation culturelle.

(Courtoisie)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Afin de permettre à l'homme d'affaires Paul Boivin d'obtenir le financement nécessaire à la réalisation de son projet de 16 millions $ au Carrefour Racine, à Chicoutimi, Saguenay accepte de céder son droit sur l'immeuble.

Cela signifie que les clauses résolutoires du contrat de vente conclu le 27 mars 2013, lesquelles stipulent que la Ville peut reprendre le bâtiment en cas de non-respect de certaines conditions, seront modifiées.

L'institution financière qui prêtera l'argent à Paul Boivin pour lui permettre d'ajouter quatre étages au Carrefour Racine et de reconstruire l'autogare de la rue Hôtel-Dieu pour y inclure 300 cases de stationnement deviendra donc la première au rang des priorités, advenant le cas d'une faillite par exemple.

«Quand on fait une cession de rang on est bien conscient qu'on perd notre priorité et qu'on tombe deuxième ou troisième ou quatrième dans la file, ce qui fait en sorte que rendus à nous autres, il reste pas mal moins d'argent», a expliqué une notaire avec qui nous avons discuté.

Lettre d'intérêt

Le 9 avril, les élus siégeant au comité exécutif ont mandaté la direction générale pour qu'elle envoie une lettre d'intérêt à Paul Boivin concernant la location de 40 000 pieds carrés. Cet espace servirait à regrouper cinq organismes à vocation culturelle logeant actuellement au Cégep de Chicoutimi. La lettre aidera le promoteur à obtenir du financement. Car s'il est aujourd'hui en mesure de lever le voile sur les esquisses de son projet, Paul Boivin est toujours en attente des conclusions d'une étude structurale et doit obtenir un prêt. Toujours au cours de l'assemblée du 9 avril, l'exécutif a adopté une seconde résolution autorisant la cession de rang au profit d'une institution financière prêteuse. Cette même résolution démontre toutefois que la Ville a pris certaines dispositions pour s'assurer que l'argent obtenu par le promoteur soit bel et bien investi dans le projet du Carrefour Racine. Des conditions feront donc en sorte que la Ville aura un droit de regard sur les dépenses assujetties au financement hypothécaire. Concrètement, cela veut dire que tout décaissement sur l'hypothèque liée à l'immeuble du CLSC nécessitera l'aval du service de la trésorerie de Saguenay. Une convention devra intervenir entre Paul Boivin, sa banque et la Ville pour déterminer la mécanique des choses, l'objectif étant d'éviter que le projet tombe à l'eau ou que l'argent soit investi ailleurs. Le document devra être inscrit au bureau de la publicité des droits. La balle se trouve présentement dans le camp de Paul Boivin, puisqu'il doit lui-même mandater un conseiller juridique pour la rédaction de la convention.

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