L'usine Alba de Dolbeau-Mistassini

Le projet de relance avorte

Un projet de relance de quelques millions de... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Un projet de relance de quelques millions de dollars de l'usine Alba de Dolbeau-Mistassini par un homme d'affaires des Cantons-de-l'Est a avorté.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Un projet de relance de quelques millions de dollars de l'usine Alba de Dolbeau-Mistassini par un homme d'affaires des Cantons-de-l'Est a avorté.

La famille Grenon, propriétaire du site, aurait refusé les offres faites pour relancer l'usine de briques. C'est la question de la décontamination du terrain qui aurait rendu difficile la transaction.

L'homme d'affaires, dont l'identité ne peut être dévoilée, désirait acheter avec un groupe d'investisseurs les installations pour fabriquer de la brique à partir de calcite pour vendre sur les marchés à l'étranger. Il aurait fait une dernière offre récemment proposant de louer pour un an les installations. Il aurait investi 250 000$ pour remettre l'usine en marche et y ajouter une nouvelle machine, en plus de payer les dettes accumulées d'Alba. Des investissements de quelques millions auraient été faits par la suite, selon des sources proches du dossier.

Par contre, les propriétaires n'auraient pas voulu garantir que les travaux de décontamination ne dépasseraient pas les 100 000$. Un argument qui ne serait pas fondé selon le courtier immobilier André Tremblay, qui affirme que les coûts de décontamination se chiffrent à 60 000$.

Par ailleurs, le projet aurait permis de réembaucher une quinzaine des anciens travailleurs.

Le président du syndicat de l'usine, Bruno Fortin, n'a pas voulu commenter les informations que Le Progrès-Dimanche a obtenues, se contentant de mentionner que le syndicat avait rencontré cet homme d'affaires et que son projet semblait sérieux.

De son côté, le maire Richard Hébert se montre très prudent dans ses commentaires. «Ce n'est pas à la Ville à jouer à l'agent d'immeuble dans ce dossier. Nous avons eu des demandes d'informations par certaines personnes. Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a plus qu'un groupe d'intéressé. Nous, ce que l'on souhaite, c'est que ça redémarre et que des emplois soient créés», a-t-il commenté.

Le magistrat affirme que Dolbeau-Mistassini pourrait apporter son aide en réduisant la dette qu'a la compagnie envers la Ville. Il s'agirait d'une partie de la facture de 107 000$ liée à un déversement d'hydrocarbure. Les propriétaires auraient aussi une dette envers Développement économique Canada ainsi qu'envers les employés pour des salaires non versés (160 000$).

Fermées depuis plusieurs mois, les installations sont placardées et laissées à l'abandon.

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