Richard Garneau devant le Cercle de presse du Saguenay

Greenpeace exporte les emplois aux États-Unis

Le président de Produits forestiers Résolu, (PFR), Richard... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le président de Produits forestiers Résolu, (PFR), Richard Garneau, estime que les actions et charges à fond de train de Greenpeace contre l'industrie forestière contribuent à exporter des emplois de travailleurs de la région vers les États-Unis.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le président de Produits forestiers Résolu, (PFR), Richard Garneau, estime que les actions et charges à fond de train de Greenpeace contre l'industrie forestière contribuent à exporter des emplois de travailleurs de la région vers les États-Unis.

Deux semaines après le passage du porte-parole de Greenpeace, Nicolas Mainville devant le Cercle de presse du Saguenay, M. Garneau a donné la réplique à ce qu'il considère être une véritable campagne de désinformation parsemée d'inexactitudes, de sous-entendus et de raccourcis transportés par le groupe écologiste. Il a déposé un document de cinq pages contredisant 17 allégations du groupe écologiste afin de remettre les pendules à l'heure.

Par exemple, l'affirmation de Greenpeace à l'effet que la région a assisté à un dérapage dans les derniers mois entre la création et le maintien d'emplois et la protection de la forêt par une exagération des arguments. Récupérant les propos exprimés par Claude Villeneuve, Résolu rétorque que le développement durable doit tendre vers l'équilibre entre l'économie, l'environnement et les considérations sociales. On y rappelle que Greenpeace a apposé une fin de non-recevoir catégorique à l'invitation du premier ministre Philippe Couillard de se préoccuper des gens et de réaliser les impacts de ses actions sur les travailleurs et leurs familles.

intimidation à grande échelle

« Depuis 2010, Greenpeace a établi sa stratégie qui consiste à approcher nos clients en leur faisant valoir qu'il ne fallait pas mettre en danger la forêt vierge. Les informations provenant de Greenpeace constituent de l'intimidation économique à grande échelle qui contribue à exporte des emplois ailleurs ».

Le président de Résolu considère que la relance de l'industrie forestière passe par une révision du nouveau régime forestier dans le but de garantir à long terme les approvisionnements en matière ligneuse, par une campagne gouvernementale destinée à rétablir les faits sur les pratiques actuelles et rétablir l'image de l'industrie auprès de la majorité silencieuse tout en s'assurant que les activistes n'attaquent pas le régime actuel.

Même si Résolu a perdu sa certification FSC sur deux territoires d'importante au nord du Lac-Saint-Jean, M. Garneau a martelé que la forestière continue d'oeuvrer avec des certificats FSC sur quatre autres territoires au Québec. Il affirme que la norme FSC est difficile à maintenir et que plusieurs provinces comme le Nouveau-Brunswick ne sont pas capables de certifier un seul hectare de forêt tandis que la Colombie-Britannique a produit 70 millions de mètres cubes sans certification FSC. Cette province compte toutefois 51,9 milions d'hectares certifiés selon les trois normes en vigueur. Le Québec cumule 34 millions d'hectares avec les certificats FSC et SFI.

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