Guillaume Lavoie joint sa voix

En croisade pour la transparence

Le conseiller du district Marie-Victorin, Guillaume Lavoie, qui... ((Courtoisie))

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Le conseiller du district Marie-Victorin, Guillaume Lavoie, qui est également originiaire de Jonquière, va déposer une motion au conseil de ville de Montréal demain pour demander que les contrats municipaux ne soient plus déposés séance tenante.

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

La croisade menée par les élues de Saguenay Julie Dufour et Josée Néron pour que la Ville cesse de déposer les documents municipaux séance tenante se transpose dans la métropole.

Le conseiller de Projet Montréal, Guillaume Lavoie, demande au maire Denis Coderre de cesser cette pratique et réclame un délai minimal de trois jours afin que les élus puissent prendre connaissance des contrats au sujet desquels ils sont appelés à voter.

Lors d'un point de presse tenu lundi, le Jonquiérois d'origine a dénoncé cette pratique, selon lui fréquente, mais rarement justifiée par des motifs urgents.

«Depuis l'élection de Denis Coderre, des contrats d'une valeur de plus de 170 millions$ ont été ainsi accordés», a déclaré le porte-parole du parti d'opposition montréalais en matière de finances. Une motion initiée par Guillaume Lavoie sera débattue lors de la séance du conseil municipal de Montréal demain, ce que le principal intéressé qualifie de «petite révolution».

«Demandons aux citoyens s'ils trouvent acceptable que leurs conseillers et leurs maires votent des choses qu'ils n'ont pas lues? Je pense que la réponse va être assez claire. Les gens vont être surpris d'apprendre que ça arrive souvent et ils vont être choqués d'apprendre que ça arrive pour de très gros montants. Je peux parler de Montréal, mais je sais qu'il y a d'autres villes, et Saguenay est probablement au haut de la liste, où il se vote un paquet d'affaires que personne n'a lues», fait valoir le conseiller montréalais. Selon lui, il ne s'agit pas d'un débat d'administration, de comité exécutif ou d'opposition.

«C'est un principe de base. Ce n'est pas la bataille de l'opposition. C'est la bataille de l'institution. Un maire qui accepte de soumettre des choses séance tenante est un maire qui fait mal son travail et qui ne travaille pas pour les citoyens», poursuit celui qui prône la saine gestion et la transparence.

Renoncer et refuser

Guillaume Lavoie estime que ceux qui forment l'administration d'une ville doivent renoncer à cette pratique, tandis que les conseillers doivent carrément cesser de l'accepter.

«Lire est un minimum. Idéalement, il faut avoir le temps d'analyser, de poser des questions, de faire des recherches. Pour moi, un conseil municipal dans une ville bien gérée est un conseil municipal qui arrive prêt», enchaîne le représentant de Projet Montréal. La loi permet le dépôt de documents séance tenante. Guillaume Lavoie est cependant d'avis que «ce n'est pas parce qu'un système permet l'abus que ça rend légitime le fait d'en abuser».

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