Consultation de la MRC Maria-Chapdelaine

La forêt et une aluminerie au menu

Une centaine de personnes ont participé à la... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Une centaine de personnes ont participé à la rencontre de consultation territoriale de la MRC Maria-Chapdelaine hier soir à Dolbeau-Mistassini.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Plus d'une centaine de personnes ont participé à la rencontre de consultation territoriale de la MRC Maria-Chapdelaine en vue de la tenue du Sommet économique régionale. Huit mémoires ont été présentés et les sujets soulevés ont suscité des échanges nourris et intéressés. Les participants ont posé de nombreuses questions aux présentateurs.

VISAJ-UQACL'organisme VISAJ de l'Université du Québec à Chicoutimi veut faire du Saguenay-Lac-Saint-Jean la région la plus éducative du Québec, en mettant en place un meilleur partenariat pour faire passer le taux de diplomation qui est de 75 % à 85 % d'ici 2020.

Demandes : obtenir un financement à long terme d'environ 1 M$ par année pour mettre en place ce réseau des partenaires pour créer une mobilisation autour de la réussite scolaire. L'amélioration du taux de diplomation permet des économies de 24 M$ par année dans la région.

MRC Maria-Chapdelaine

Les idées de développement dans la MRC Maria-Chapdelaine ne manquent pas. Le préfet Jean-Pierre Boivin a dressé une longue liste d'épicerie des projets que le secteur aimerait concrétiser dans le domaine de la forêt, du tourisme, industriel et des infrastructures.

Demandes : « La balle est dans le camp du gouvernement pour la concrétisation d'une aluminerie de 400 000 tonnes et assurer sa commercialisation. On ne se développera pas s'il n'y a pas d'argent frais d'injecté », a lancé Jean-Pierre Boivin. Il demande aussi l'accroissement de la possibilité forestière, la forêt de proximité et la construction d'une route transboréale pour atteindre le nord.

CRÉ (chemins multiusages)

On retrouve dans la région plus de 100 000 km de chemins multiusages (forestier). Avec le nouveau régime forestier, il est difficile de déterminer à qui appartiennent ces chemins et à qui revient la responsabilité d'y effectuer l'entretien. En revanche, ils ont une importance pour les villégiateurs et autres usages.

Demandes : Que le gouvernement supporte la région dans l'identification du réseau stratégique et des tronçons secondaires. Créer une société ou un organisme qui administrait ces chemins.

Associaton québécoise des entrepreneurs en travaux d'aménagement forestier (AQETAF)

L'AQETAF représente les propriétaires de machineries forestières qui doivent considérer comme des entrepreneurs à part entière. Cependant ils n'ont pas eu vie facile à la suite de la crise forestière. Plusieurs ont fait faillite. Encore aujourd'hui, leur rentabilité est précaire dans le système forestier actuel.

Demandes : d'intégrer ces entrepreneurs dans la chaîne de valeur de l'industrie forestière. D'enlever à la grande industrie la responsabilité du mesurage du bois pour la confier au ministère des Forêts et de la Faune.

Forêt modèle du Lac-Saint-Jean

Forêt modèle du Lac-Saint-Jean veut poursuivre son implication pour mettre en valeur l'ensemble des ressources forestières. Au cours des prochaines années, l'organisme veut développer le secteur de la biomasse, le développement des biocarburants et la transformation des produits forestiers non ligneux.

Demandes : Reconnaissance de Forêt modèle comme organisme de recherche et d'expérimentation. Financement sur 10 ans pour assurer sa pérennité.

Centre régional des jeunes agriculteurs

Les jeunes agriculteurs sont très inquiets par l'accaparement des terres par des sociétés d'investissement comme Pangéa. Michèle Lalancette considère que la relève n'a pas les moyens pour rivaliser avec ces gros joueurs pour acheter des terres. Ce qui risque d'empêcher la relève agricole.

Demandes : limiter les achats à 100 hectares par année. Instaurer un suivi et une régulation des transactions par un organisme comme la Commission de la protection des terres agricoles CPTAQ).

Coop des deux rives

L'agriculture devrait être considérée comme un levier important pour relancer l'économie régionale. C'est ce qu'avance la Coop des deux rives qui est constitué de 284 membres entrepreneurs. lle veut développer l'agriculture nordique en misant sur le volet biologie (50 producteurs) et par l'ajout de valeur ajoutée aux produits.

Demande : reconnaître le secteur comme un pôle d'agriculture nordique. Attirer de la main-d'oeuvre de qualité.

Syndicat des producteurs de bleuets du Québec

L'industrie du bleuet est très importante dans la région avec des retombées économiques de 90 M$ annuellement. Par contre, il serait possible d'en générer davantage en transformant encore plus le petit fruit et de développer de nouveaux produits.

Demandes : Créer un laboratoire clinique sur les bienfaits sur la santé du bleuet. Doter la région d'une appellation contrôlée. Favoriser le développement de nouvelles bleuetières publiques.

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