Son refuge semble condamné

Rubie ne sent pas d'écoute à Alma

Rubie Bergeron exploite son refuge depuis trois ans.... ((Photo Le Quotidien, René Bouchard))

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Rubie Bergeron exploite son refuge depuis trois ans.

(Photo Le Quotidien, René Bouchard)

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Rubie Bergeron, la propriétaire du refuge d'animaux menacé de fermeture à Alma, veut rencontrer le maire Marc Asselin. « Si notre maire aimait les animaux, tout serait différent. Ce que je veux, c'est le rencontrer, lui. C'est lui, après tout, qui prend la décision finale. »

Des inspecteurs de la ville devaient passer chez Rubie hier après-midi, mais ils l'ont finalement appelée pour lui dire qu'ils passeraient aujourd'hui. À la municipalité, on refuse de parler du dossier aux médias. « Dans le dossier de Rubie Bergeron, il n'y aura pas de déclarations des autorités municipales avant lundi ou mardi », a affirmé hier en entrevue téléphonique la porte-parole des communications d'Alma, Audrey-Claude Gaudreault.

Rubie a rencontré des représentants de la ville d'Alma mercredi.

« Ils m'ont dit que la loi, c'est la loi. Ils m'ont dit que c'est comme ça pour tout le monde. Je leur ai demandé de regarder les bons côtés, mais ils ne voulaient rien savoir. Ils ont eu une plainte de bruit la semaine dernière, une seule! En trois ans, ils ont eu deux plaintes. J'ai proposé de mettre un mur de béton, mais ils ne veulent rien entendre. »

Selon la loi, Rubie Bergeron ne peut avoir plus de cinq chiens en garderie chez elle. Or, seulement pour son refuge, elle en a plus de 15 présentement. Tous ces chiens devront être placés dans des familles.

« Je vais peut-être m'installer à Saint-Nazaire. Je ne sais pas encore, dit-elle en entrevue téléphonique. Tout au long de la rencontre que j'ai eue, il y a un des hommes qui branlait la tête, l'air de dire: ''c'est une cause perdue, ton affaire.'' Il y en a même un qui m'a dit: ''Je n'en ai pas de chien et je n'en veux pas non plus. J'en ai déjà eu un 10 ans et je l'ai envoyé à la fourrière.'' Visiblement, les personnes que je rencontrais n'étaient pas favorables à la cause des animaux. »

Rubie Bergeron a l'intention de continuer les moyens de pression. Plus de 13 000 personnes aiment la page Facebook intitulée « Supportons le refuge: La passion de Rubie ». Plusieurs supporters ont envoyé des lettres, courriels et ont même appelé la Ville pour manifester leur désaccord avec la décision municipale. Il a toutefois été impossible de connaître le nombre exact, puisque la Ville refuse de discuter de ce dossier. Plusieurs internautes ont également placé « Je suis Rubie » comme photo de profil Facebook.

« Ce n'est pas facile de faire des vidéos en sachant que c'est possiblement le dernier, a dit Rubie Bergeron dans une vidéo publiée hier. Si on m'avait dit, jadis, quand j'ai acheté ma maison, que mon permis de garderie me donnait une limite très minime de chiens, je n'aurais jamais acheté cette maison. Comme j'ai investi beaucoup d'argent, de temps et d'amour, c'est difficile de laisser tout ça derrière et d'aller m'établir ailleurs. Mon entreprise de garderie et de toilettage va toutefois rester ici », a assuré la femme d'affaires, qui exploite le refuge depuis trois ans.

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