Impacts de l'austérité budgétaire

Marc-Urbain Proulx observe la perte du pouvoir régional

L'économiste Marc-Urbain Proulx croit que le pouvoir des... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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L'économiste Marc-Urbain Proulx croit que le pouvoir des régions est sur la pente descendante.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Un peu plus d'une année après l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement libéral davantage préoccupé par l'équilibre budgétaire, le Saguenay-Lac-Saint-Jean subit déjà des impacts importants de l'austérité budgétaire tant au plan économique, social que dans le secteur communautaire et en santé.

Il s'agit là de la principale conclusion à laquelle en sont arrivés les conférenciers participant au Séminaire annuel du Groupe de recherche et d'intervention régionales qui a eu lieu hier matin à l'UQAC. En plus de Caroline Jean, coordonnatrice du MÉPAC, qui regroupe une quarantaine d'organismes communautaires ainsi que Christian Bélanger, chargé de cours à l'UQAC, la liste des conférenciers comprenait deux syndicalistes avec la présence d'Engelbert Cottenoir, président du Conseil central CSN, et Martine Côté, porte-parole de la FIIQ régionale.

Prenant part à une première sortie publique depuis qu'il n'est plus sous-ministre associé, l'économiste Marc-Urbain Proulx a qualifié de « glissement vers le gestionnaire » le processus de gouvernance territoriale sur le point de se mettre en place. Il a rappelé que le territoire est encadré par 700 à 800 municipalités trop petites pour exercer leurs fonctions publiques parce qu'elles n'ont pas de base fiscale suffisante pour faire face à des réalités de plus en plus complexes. Quant aux MRC, les impôts fonciers ne couvrent que 25 % de leur autonomie. Les gouvernements provinciaux avec 127 M$, et le fédéral (425 M$) représentent les principaux pourvoyeurs de fonds pour le développement des régions. « La population est peu sensibilisée aux affaires territoriales. Les taux de participation aux élections municipales sont faibles. Lors de la dernière élection municipale, 55 % des 8050 conseillers ont été élus par acclamation tandis que dans le domaine scolaire, les taux de participation ont été de 5,5 % ».

Corporatisme en hausse

Étant donné que les municipalités ont démontré peu d'intérêt pour l'aménagement à l'échelle régionale et qu'elles n'ont pas su s'approprier d'actifs pouvant servir de leviers de développement et qu'on a assisté à la disparition, en 1992, de l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ), le Québec a assisté à un lent glissement vers la défense de plus en plus accentuée d'intérêts corporatifs dans les régions aux dépens d'une vision régionale. « Il semble que maintenant, la centralisation est acceptée. On a transformé les CLD, éliminé les Conférences régionales des élus (CRÉ) en évinçant la société civile. Les ententes spécifiques ont été transformées pour faire du développement du haut vers le bas ».

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