Horaire des élèves de la polyvalente d'Arvida

Assemblée houleuse à la CS de la Jonquière

Patricia Bouchard, Josée Juneau et Chantale Jean ont... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Patricia Bouchard, Josée Juneau et Chantale Jean ont mentionné que la «vie est lourde, dure, triste», à la polyvalente Arvida.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le conseil d'établissement de la polyvalente Arvida a été mis en demeure, des enseignants ont parlé de « stress extrême », des parents d'élèves ont soulevé la possibilité de retirer leurs enfants de cette école... Visiblement, les choses ne s'améliorent pas à la polyvalente Arvida. Loin de là.

Hier, quelque 120 enseignants et parents ont demandé aux commissaires de la Commission scolaire de La Jonquière de refuser le nouvel horaire proposé par la direction. Ils en ont profité pour demander au conseil de s'informer davantage sur ce qui se passe à la polyvalente Arvida.

Le point le plus important en litige est l'horaire des élèves du sports-arts-études (SAÉ) et, du coup, celui de leurs enseignants. À la lumière de ce qui a été présenté hier, les élèves du SAÉ ont présentement une période de 45 minutes en matinée, dès 8 h, à laquelle ils sont seulement obligés d'assister s'ils ont une note inférieure à 70 % dans la matière à l'horaire ce matin-là. Par la suite, ils ont deux périodes obligatoires de 75 minutes, et une autre période de 65 minutes. Cet horaire est en fonction depuis trois ans. Or, il ne répond pas aux normes de la Loi sur l'instruction publique, selon la commission scolaire. Celle-ci, en vertu de l'article 218,2, a donc mis en demeure le conseil d'établissement de l'école, qui avait accepté cette grille-matière, de la refuser. La commission scolaire juge que l'horaire compte seulement 27 périodes. La prétention du syndicat des enseignants est plutôt qu'il en compte 36, tel que nécessaire, puisque les périodes du matin sont données, même si tous n'ont pas à y aller.

« Nous avons des taux de réussite avoisinant les 100 %, a mentionné l'enseignant Daniel Chiasson au conseil. (...) En septembre, la direction, le coordonnateur du sports-arts-études et les différentes disciplines ont accepté l'horaire. Malheureusement, la direction a changé d'idée depuis. Aujourd'hui, ce qui se passe, c'est au détriment de la réussite des élèves. » Les enseignants ont demandé à deux reprises au président Éric Bergeron de le rencontrer en privé au cours des prochaines semaines. Il n'a pas accepté sur le coup, mais semblait ouvert à l'idée lorsqu'interrogé à ce sujet après la séance.

« Deux horaires ont été présentés aux enseignants, explique Éric Bergeron. Nous sommes ouverts à d'autres idées. Nous leur disons de nous amener des solutions pour que ce soit droit, en règle. Personnellement, je pense qu'il faut que ce soit corrigé, mais je vais consulter (les commissaires) et prendre toute l'information nécessaire. Présentement, l'élève n'a pas complètement tout le temps d'enseignement auquel il a droit. Nous sommes ici pour le bien de l'enfant. »

La présidente du Syndicat de l'enseignement de la Commission scolaire de La Jonquière, Nicole Émond, souligne que c'est avec ce conflit d'horaire qu'a débuté le litige qui oppose depuis plusieurs mois la partie syndicale à la partie patronale représentée par la directrice Esther Simard. « Nous avons demandé de prendre un an pour en discuter, de garder la décision qui avait été prise par le conseil d'établissement, mais on ne nous écoute pas. »

Les professionnelles Josée Juneau, Patricia Bouchard et Chantale Jean ont parlé de l'« anxiété » des employés. « Nous n'osons plus parler, ni même rire. (...) Nous voulons retrouver un climat agréable où travailler n'est pas synonyme d'angoisse, de démotivation et d'inquiétudes. »

Parents mécontents

Plusieurs parents d'élèves ont pris la parole, tous en accord avec les enseignants et professionnels sur place. « J'ai reçu des communications pour des affaires banales, explique Éric Larouche, père de deux enfants en sports-arts-études. Là, on parle de l'horaire de mes enfants, mais je ne reçois rien? C'est pas mal plus important pour moi de connaître leur horaire que de savoir quels t-shirts et shorts ils peuvent porter... Ça me donne l'impression qu'on veut faire des choses en cachette. »

Une mère était venue d'Alma pour assister au conseil. « Je suis estomaquée. Je pensais que mon fils exagérait, mais pas du tout. »

Les commissaires rendront leur décision quant au nouvel horaire le 5 mai prochain.

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