Déséquilibre entre leurs droits et ceux de RTA

Les riverains veulent l'avis d'experts

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En vue du renouvellement du décret sur la gestion du lac Saint-Jean, Riverains Lac-Saint-Jean 2000 demande à Québec de mettre sur pied un comité technique pour faire la lumière sur les droits conférés à Rio Tinto Alcan (RTA).

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Laura Lévesque
Le Quotidien

En vue du renouvellement du décret sur la gestion du lac Saint-Jean, Riverains Lac-Saint-Jean 2000 demande à Québec de mettre sur pied un comité technique pour faire la lumière sur les droits conférés à Rio Tinto Alcan (RTA). Une clarification qui servirait de base à une nouvelle mise à jour des droits détenus par la compagnie qui n'auraient pas suivi les récents développements législatifs du pays.

En effet, l'organisation, qui représente près de 2000 résidants, estime qu'un déséquilibre s'est formé entre les droits des citoyens et ceux de RTA.

«Nous sommes victimes depuis plusieurs décennies de l'érosion des rives, des berges et des plages du lac Saint-Jean, causée principalement par l'exercice des droits conférés à la compagnie. Compte tenu de l'incertitude quant à la portée et à l'étendue des droits conférés à la compagnie, nous sommes pratiquement dans l'impossibilité d'exercer d'importants droits que nous détenons à titre de citoyens, de propriétaires et de riverains», peut-on lire dans une lettre de six pages, envoyée la semaine dernière au premier ministre Philippe Couillard.

Président du groupe, Claude Duchesne pointe notamment le nouvel article 46,1 de la Charte des droits et libertés qui prévoit que «toute personne a droit, dans la mesure et suivant les normes prévues par la loi, de vivre dans un environnement sain et respectueux de la biodiversité» et la Loi sur le caractère collectif des ressources en eau (adoptée en 2009).

«On n'a pas tenu compte de tout ça dans les dernières années. Ces lois disent que les citoyens ont des droits. RTA répète souvent qu'ils respectent le décret, qu'ils ont le droit de faire telle chose. Mais lorsque ce pouvoir leur permet d'éroder ton terrain et de le faire disparaître sans compensation, pour les gens ce n'est pas drôle. C'est pour ça qu'on veut que le gouvernement nomme des spécialistes pour que ça soit clarifier, et ce, avant les audiences publiques», insiste M. Duchesne, rappelant que de nouvelles lois en matière de gestion des ressources naturelles, notamment l'acceptabilité sociale et le projet de modernisation du régime d'autorisation environnementale de la Loi sur la qualité de l'environnement sont en chantier.

Les représentants de l'organisation souhaitent également faire partie de ce comité technique pour la clarification des droits. «On veut un groupe avec des experts, des représentants de RTA et des riverains. On est convaincu qu'on peut développer ce lac, avec tous les usagers. On ne veut pas partir en guerre contre RTA, on ne veut pas faire fermer des cuves. Mais est-ce qu'il y a moyen de s'entendre ensemble et de faire les choses différemment pour le bien de tous? Oui, il y a toujours des travaux de remplissage. Je crois cependant qu'il peut y en avoir moins. C'est l'avenir du lac qui est jeu», plaide Éric Scullion, représentant de Riverains 2000, une organisation qui, rappelons-le, exige la réduction du seuil maximum du lac à 15,5 pieds.

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