Procès de la prière

Simoneau veut rectifier les faits

Alain Simoneau... ((Archives Le Quotidien))

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Alain Simoneau

(Archives Le Quotidien)

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Alain Simoneau ne s'est jamais opposé à un moment de silence avant les séances à l'hôtel de ville, ne veut pas être considéré comme un étranger dans sa ville, et prétend que le litige aurait pu se régler sans que ça coûte un sou.

L'ancien résidant de Saguenay se dit très heureux de la victoire enregistrée à la Cour suprême pour mettre un terme à la récitation de la prière avant la séance du conseil municipal.

Mais il réplique au maire Tremblay sur les "faussetés" qu'il raconte à son sujet.

À la suite d'une demande d'entrevue, M. Simoneau a répondu au Quotidien par le biais d'un courriel, vendredi matin. Il avait eu le temps de prendre connaissance de la décision du plus haut tribunal du pays, mais aussi de lire les commentaires du maire Tremblay.

«Contrairement aux allégations de M. Tremblay, la poursuite était directement dirigée contre le maire Jean Tremblay en premier lieu et contre la ville de Saguenay en second lieu», écrit Alain Simoneau.

«Le maire a aussi prétendu que j'avais demeuré à Saguenay une année seulement, ce qui est complètement faux. J'y ai vécu toute mon enfance jusqu'en 1964, soit 14 ans, et à la suite de ma retraite, je suis revenu vivre au Saguenay de 2003 à 2010, soit sept années. Il devait le savoir pertinemment, car ça avait été mentionné au procès», ajoute celui qui été l'un des premiers à s'opposer à la prière à l'hôtel de ville.

Alain Simoneau dit avoir quitté la région en raison du harcèlement téléphonique, de l'intimidation et des menaces dont lui et sa conjointe ont été victimes après la plainte au Tribunal des droits de la personne.

«Deux individus ont d'ailleurs été épinglés, dont un agent de pastorale que le maire connaissait très bien pour avoir été l'un des signataires lors d'une sollicitation pour la réintroduction de la messe Tridendi», indique le plaignant.

M. Simoneau réfute aussi les propos de Jean Tremblay voulant que des sommes de 30 000$ et de 100 000$ avaient été réclamées lors de la méditation de mai 2007 devant la Commission des droits de la personne. Le plaignant n'avait pas voulu commenter ce dossier, car il se trouvait devant la Cour.

«Mais contrairement à ce que le maire dit, il n'a jamais été question d'exigences monétaires lors de la méditation. Le litige aurait pu être réglé à ce moment sans qu'il y ait un seul sou de versé.»

«Quant à la minute de silence afin de remplacer la prière, la suggestion a été faite lors du procès. Mais (contrairement à ce que le maire dit que le Mouvement laïque québécois estimait que ça avait une connotation religieuse) c'est le maire lui-même qui s'est opposé à l'idée, disant que cela était complètement dépourvu de sens», prétend Alain Simoneau.

En conclusion, l'ancien citoyen de Saguenay se réjouit de la victoire sans équivoque dans le dossier de la prière et il dit que la balle est maintenant dans le camp du maire Tremblay.

Il n'a pas été possible de joindre le maire de Saguenay pour confirmer ou infirmer les propos de M. Simoneau.

Sbegin@lequotidien.com

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