Prière au conseil

Jean Tremblay ne regrette rien

Jean Tremblay ne veut pas que les gens... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Jean Tremblay ne veut pas que les gens pensent qu'il a été un martyr. La bataille juridique n'a pas été si dure que ça. Ça fait partie de la vie dit-il.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Même s'il n'est pas d'accord, le maire Jean Tremblay se plie à la décision de la Cour suprême du Canada. Il ne fera plus la prière avant la séance du conseil municipal, mais entend discuter avec les élus afin de voir s'il peut tenir une autre forme de réflexion.

Réagissant 24 heures après la tombée du jugement unanime du plus haut tribunal du pays, Jean Tremblay est apparu serein et calme. Avant de le commenter, il a pris le temps de lire la décision de 53 pages et de bien comprendre les diverses nuances.

Les neuf juges de la Cour suprême du Canada interdisent au maire de prononcer la prière avant les séances du conseil municipal et ordonnent à la ville de Saguenay de verser 30 000 $ (plus les intérêts) à l'instigateur de la plainte, le citoyen Alain Simoneau.

« Je respecte la décision. Je vais arrêter la prière. Mais je ne peux être en accord avec la décision après m'être battu aussi longtemps. Je ne peux être d'accord avec les juges. Je ne peux pas dire que c'est une oeuvre d'art », commente-t-il.

« Si c'était à refaire, je recommencerais. En 2006, lorsque c'est survenu, je n'avais pas vraiment exposé mes convictions religieuses sur la place publique. On pouvait faire la prière et avoir des symboles religieux sans problème. C'était là depuis très longtemps, avant même que j'arrive à la mairie », a lancé le maire.

Jean Tremblay trouve regrettable de devoir abandonner une longue tradition à l'hôtel de ville, d'en oublier notre mémoire et nos souvenirs.

Quant à savoir s'il entend faire autre chose que la prière avant la séance, le maire dit qu'il veut prendre le temps de discuter avec les élus. « On a pensé à un moment de silence à l'époque, mais l'autre partie ne veut rien savoir. Il estime que cela a un caractère religieux », dit-il.

Même s'il a perdu son combat, le maire de Saguenay ne regrette nullement la bataille qu'il a menée au cours des huit dernières années.

« Au début de tout ça, on ne croyait pas que ça irait jusqu'en Cour suprême. C'est surprenant que ça se soit rendu là. Car la Cour suprême ne prend que des dossiers d'ordre national. On ne croyait pas que c'était le cas. On s'est dit qu'il était un nouveau citoyen et qu'il était pour s'adapter. »

« Malgré tout, je ne regrette pas de m'être battu. Je l'ai fait en raison de mes convictions personnelles, mais surtout au nom de la Ville. C'est Saguenay qui était poursuivi là-dedans », a ajouté le maire.

Quant aux dommages à verser à Alain Simoneau, le maire estime que le montant atteindra près de 40 000 $.

« Nous étions certains que de remettre la somme d'argent, que ça ne faisait pas partie des discussions. Nous sommes condamnés pour des préjudices pour avoir assisté à une prière de 20 secondes de trois à cinq reprises durant son passage ici », a-t-il déploré.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer