Industrie forestière

Des agences régionales, une solution?

La mise en place d'agences régionales pour la... ((Archives Le Quotidien))

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La mise en place d'agences régionales pour la récolte forestière, la sylviculture et autres travaux connexes constitue une piste de solution évoquée par les spécialistes pour séparer définitivement les secteurs de la transformation (usinage) et de l'aménagement.

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La mise en place d'agences régionales pour la récolte forestière, la sylviculture et autres travaux connexes constitue une piste de solution évoquée par les spécialistes pour séparer définitivement les secteurs de la transformation (usinage) et de l'aménagement. À terme, cette solution pourrait permettre d'obtenir une réduction du coût de la fibre, qui est considéré comme l'un des plus élevés en Occident.

La première à évoquer cette réorganisation de l'exploitation forestière au Québec a été Paule Têtu, qui avait été mandatée par le gouvernement péquiste pour évaluer le nouveau Régime forestier et proposer des solutions. Le rapport de Mme Têtu a déjà été rendu public. Le professeur Robert Beauregard a présenté le dernier rapport des chantiers identifiés lors du Rendez-vous et traite ouvertement de cette idée émanant de la Gaspésie et que les coopératives forestières qui vivent très difficilement les lendemains de crise voudraient bien voir se réaliser.

«La ColombieBritannique et l'Ontario ont misé ces dernières années sur une plus grande diversité des types de contrats d'aménagement des forêts. Ils ont notamment introduit la notion d'entreprises ou de sociétés d'aménagement forestier en consortium, soit entièrement privées ou alors en partenariat publicprivé, impliquant souvent des partenariats avec des nations autochtones. Une telle diversité de modes de tenure existe au Québec, mais a été peu expérimentée à grande échelle», écrit le professeur de la faculté de génie forestier de l'Université Laval, Robert Beauregard.

Cette vision de sortir l'aménagement forestier de l'industrie de la transformation a déjà une grande écoute au ministère des Forêts et de la Faune, principalement auprès du sous-ministre Richard Savard. Un projet-pilote est même en cours dans la région.

Le ministère a choisi la Coopérative forestière Petit-Paris comme organisme responsable de l'aménagement.

Dans ce cas, le résultat est connu d'avance puisque la coopérative fournit du bois à la scierie Petit-Paris dans laquelle elle détient 50% des actions avec Résolu. La coopérative n'a pas à récolter de bois pour plusieurs industriels avec des besoins différents en matière de longueur et d'essences de bois, si ce n'est la récolte de feuillus sur une base occasionnelle pour les industries ITLT.

«Il ne s'agit pas ici de remettre en question le régime forestier, mais plutôt d'explorer de nouvelles façons de faire, aménageables à l'intérieur du régime actuel, qui permettraient de trouver de nouvelles synergies. Entre le modèle du "toutàl'État" et celui de "toutàl'industrie de transformation", il apparaît impératif d'expérimenter de nouvelles configurations», croit le professeur.

Robert Beauregard ne tranche pas sur le modèle spécifique d'agence d'aménagement forestier. Il est toutefois assuré que les industriels vont résister à une telle solution qui ajouterait un autre intervenant.

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