La Cour suprême tranche

Fin de la prière à Saguenay

La prière est maintenant interdite à l'hôtel de... (Archives)

Agrandir

La prière est maintenant interdite à l'hôtel de ville de Saguenay.

Archives

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Chicoutimi) Les juges de la Cour suprême du Canada (CSC) interdisent dorénavant la tenue de la prière avant les séances du conseil municipal. Ils ne se prononcent pas explicitement sur le retrait des symboles religieux de l'hôtel de ville de la rue Racine à Chicoutimi, soit la statue du Sacré-Coeur et de l'édifice municipal de La Baie et le crucifix.

La décision a été rendue mercredi matin à Ottawa.

La longue saga de la prière au conseil municipal de Saguenay a finalement pris fin, mercredi, avec la décision des juges de la Cour suprême du Canada (CSC).

Après une bataille de neuf années, qui a commencé par une plainte de deux citoyens de Saguenay, Christian Joncas et Alain Simoneau (ensuite appuyés par le Mouvement laïque québécois), les parties savent maintenant à quoi s'en tenir, du moins pour Saguenay.

La plainte déposée en 2006 a été entendue par le Tribunal des droits de la personne en 2011. À l'époque, ce tribunal avait donné en partie raison aux plaignants. Immédiatement, le maire Jean Tremblay avait porté la décision en Cour d'appel du Québec. Les trois juges de cette instance ont infirmé la décision du Tribunal des droits de la personne et autorisaient le maire de Saguenay à poursuivre la récitation de sa prière avant le début des séances du conseil municipal.

La Cour d'appel estimait que la prière ne violait pas l'obligation de neutralité imposée à la ville. Au mieux, la Cour d'appel pouvait convenir que la prière pouvait constituer une entrave aux valeurs morales du plaignant, mais qu'elle était négligeable ou insignifiante dans les circonstances.

À la suite de ce revers, le Mouvement laïque québécois a déposé une requête à la Cour suprême afin de lui demander de se prononcer sur cette pratique.

Le 14 octobre dernier, les juges de la Cour suprême du Canada ont entendu les deux parties et ont pris le dossier en délibéré.

Ce jugement pourrait avoir une incidence pour tout le Canada. Déjà des élus municipaux de l'Ontario sont aux prises avec ce débat et des plaintes ont été déposées en raison de la récitation de la prière avant la séance du conseil municipal. Les plaintes ont été suspendues en attendant la décision du dossier de Saguenay.

Le débat n'a cessé de se faire depuis la plainte initiale d'Alain Simoneau. Des citoyens s'opposent formellement à la prière, alors que plusieurs autres estiment qu'il n'y a pas lieu de l'arrêter.

Plus de détails et commentaires à venir.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer