Commissions scolaires Lac-Saint-Jean et Rives-du-Saguenay

Les services aux élèves menacés

Le président de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay,... ((Archives Le Quotidien))

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Le président de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Antonin Simard.

(Archives Le Quotidien)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

L'abolition des élections scolaires et des conseils des commissaires annoncée par le ministre de l'Éducation, François Blais, déçoit les présidents des commissions scolaires (CS) Lac-Saint-Jean et des Rives-du-Saguenay, Roxanne Thibeault et Antonin Simard, qui craignent que les élèves fassent les frais de cette réforme.

Commentant l'annonce du ministre, Mme Thibeault avoue que c'est sans surprise qu'elle a accueilli ces propos, déplorant au passage que les commissaires n'aient pas été informés avant les médias. « On a toujours espoir qu'il y aura une consultation auprès de la population et des CS. On est là pour voir à ce que chaque élève bénéficie des meilleurs services possible. Ça fait mal d'entendre des choses comme ça. Ça laisse l'impression qu'on n'est pas utiles », déclare-t-elle.

Elle ajoute que les CS sont des gens dévoués ayant à coeur le maintien des services de qualité aux élèves. Elle en veut pour preuve une rencontre régionale qui aura lieu en fin de semaine prochaine ayant pour thème « La communication ». Selon elle, une majorité de commissaires se sont inscrits.

Interrogée afin de savoir si elle croit que les intentions du ministre pourraient faire l'objet d'une contestation judiciaire éventuelle, Mme Thibeault note que les commissions scolaires anglophones bénéficient d'une garantie constitutionnelle quant à l'existence des institutions. « On va se coller aux anglophones, une clientèle traditionnellement acquise aux libéraux. Le PLQ n'a pas l'intention de perdre l'appui des anglophones. » La création d'un conseil d'administration régional formé d'élus municipaux, de parents, d'employés du monde scolaire, tel que souhaite créer le ministre, ne saurait avoir la sensibilité nécessaire pour répondre aux besoins des élèves dans chacun des milieux ruraux ou urbains, comme le font actuellement les commissaires, selon elle. « C'est décevant. On a les taux de frais d'administration les moins élevés. On fait le travail, mais on se fait dire qu'on n'a plus notre place sous prétexte que les taux de votation ne sont pas assez élevés. »

Mme Thibeault ajoute qu'elle a bien de la difficulté à imaginer quelles personnes iront siéger sur un conseil d'administration régional. Il y a également la question de l'imputabilité devant les contribuables, même si le ministre a exprimé sa volonté de modifier le système de taxation scolaire.

Rives-du-Saguenay

Aux Rives-du-Saguenay, le président Antonin Simard qualifie de gifle en plein visage et de non-respect l'annonce du ministre. Le ministre sous-estime grandement le travail des commissaires qui oeuvrent à l'accessibilité, à l'équité et au maintien des services dans les écoles. À la suite de la dernière élection, plusieurs nouveaux commissaires sont étonnés de la somme de travail à accomplir auprès des petits milieux. « Pensez-vous qu'un conseil d'administration régional va se soucier du maintien d'une école de 23 élèves dans une petite municipalité rurale. Ils vont décider sur une base administrative uniquement. »

M. Simard rappelle que les commissaires sont redevables devant la population et conclut en affirmant que dans tout ce débat, l'important est de préserver les services de proximité et de qualité pour les jeunes. Ce qui inquiète le plus la présidente de la FCSQ, c'est le recul démocratique que souhaite prendre le gouvernement.

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