Les producteurs craignent de mauvais résultats

Un hiver difficile pour le bleuet

La saison du bleuet pourrait être très moyenne... ((Archives Le Quotidien))

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La saison du bleuet pourrait être très moyenne pour plusieurs producteurs de la région. Le peu de neige dans certains secteurs a causé des dommages aux plants. Les pertes toucheraient jusqu'à 50% de la superficie.

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Louis Potvin
Le Quotidien

La saison du bleuet pourrait être très moyenne pour plusieurs producteurs de la région. Le peu de neige dans certains secteurs a causé des dommages aux plants. Les pertes toucheraient jusqu'à 50% de la superficie.

«Notre hiver rigoureux et le peu de neige vont avoir un impact sur la saison 2015. Il n'y a pas d'analyse scientifique pour le prouver, mais certains ont regardé des plants au microscope qui ont été exposés au froid et les bourgeons étaient noirs, ce qui veut dire qu'ils ne produiront pas. En plus d'être à découvert, c'est de subir des froids prolongés sous les moins 20 degrés Celcius qui brise le plant», informe le président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec, Marc Larouche.

Il est trop tôt pour savoir si la saison sera catastrophique. Chose certaine, des superficies de bleuetières ne seront pas productives. Les bleuetières du secteur Saint-Méthode ont été passablement amochées parce que balayées par les vents. D'autres secteurs ont été aussi touchés, selon le président. «Les bleuetières où l'on trouve des brise-vent s'en sont mieux tirées. Ça dépend aussi de leur emplacement. C'est beaucoup plus tard que nous verrons les effets sur le rendement. La nature pourrait nous réserver des surprises», mentionne-t-il, ne voulant pas être alarmiste.

Pollinisation

Si les conditions sont bonnes, les producteurs pourront se rabattre sur les abeilles et tenter d'en avoir suffisamment pour accroître la pollinisation. «J'ai discuté avec un agronome qui m'a dit qu'il fallait maintenir le même nombre d'abeilles que l'an passé, même si 50% de la superficie ne sera pas productive. Les plants sains pourront donner plus de fruits et être plus gros», avance-t-il.

Marc Larouche espère que les producteurs n'auront pas d'autres tuiles au cours des prochains mois. Ce qu'il redoute le plus, c'est un gel au sol pendant la floraison. Dans ce cas, les dégâts sont souvent importants comme pour la récolte 2013, qui a été catastrophique. Rappelons que 2014 a été marqué par une récolte record de 78 millions de livres.

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