Marie-Claude Perron allie carrière et famille

Derrière Alexandre

Derrière chaque grand homme se cache une grande... ((Photo Le Progrès-Dimanche, René Bouchard))

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Derrière chaque grand homme se cache une grande femme, dit l'adage. Le dicton prend tout son sens chez le couple formé d'Alexandre Cloutier et de Marie-Claude Perron.

(Photo Le Progrès-Dimanche, René Bouchard)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Derrière chaque grand homme se cache une grande femme, dit l'adage. Le dicton prend tout son sens chez le couple formé d'Alexandre Cloutier et de Marie-Claude Perron. Bien que l'épouse du député de Lac-Saint-Jean et candidat à la chefferie du Parti québécois se retrouve rarement sous les projecteurs, elle joue un rôle fondamental dans la campagne de son mari.

Marie-Claude Perron n'est pas étrangère à la politique. Conjointe d'Alexandre Cloutier depuis neuf ans, elle connaît très bien les hauts et les bas de la vie aux côtés d'un député ou d'un ministre, les éreintantes campagnes électorales et les absences répétées. Mais la course à la chefferie d'un parti, une aventure dans laquelle le couple s'est lancé corps et âme il y a près d'un an, est une expérience plus grande que nature.

«Je sais que c'est très intense pour Alexandre et je l'admire dans tout ce qu'il fait. Mais pour moi, je pense que ça l'est encore plus. Quand c'est ton conjoint, on dirait que les choses viennent te chercher un peu plus. D'un autre côté, il y a un sentiment de fierté. Ce n'est pas évident et il s'en tire drôlement bien», lance Marie-Claude, rencontrée dans la résidence familiale de Saint-Gédéon, située sur les rives du lac Saint-Jean. À quelques pas de la table de cuisine où nous avons mené l'entrevue, celui qui est bon deuxième derrière Pierre Karl Péladeau dans la course à la direction du Parti québécois s'affairait à préparer le repas du soir, Amélia, quatre ans, et Emmanuel, deux ans, pendus à son jeans. Inhabituel de voir Alexandre Cloutier dans son élément, les pieds nus et vêtu d'un chandail de jersey.

Suivre son homme

Discrète et très peu présente dans l'espace médiatique (elle accorde aujourd'hui sa première entrevue), Marie-Claude Perron suit toutefois son homme de très près.

«Quand on a pris la décision, j'ai dit: ''ça ne me dérange pas, mais je veux être dans le coup''. Je ne voulais pas juste rester à la maison, subir et ne pas voir les choses arriver», poursuit celle qui se fait un devoir de lire l'ensemble de la couverture médiatique consacrée à la course. Cela n'est pas toujours facile, convient Marie-Claude, qui s'avoue incapable de prendre les commentaires «mesquins» émis au sujet d'Alexandre avec un grain de sel.

«Mon chum s'est fait une carapace, moi je pense que je suis vraiment trop sensible. Ton conjoint se donne à 100 pour cent, il fait des concessions, il travaille pour la société et pour un monde meilleur et tu vois des commentaires carrément méchants sur les réseaux sociaux. Ça peut être très dur», pointe l'Almatoise.

Tenir le fort

Si Marie-Claude Perron vit la course à la chefferie du PQ principalement à distance, travail et enfants obligent, elle a tout de même l'impression de se trouver au coeur des événements. Il y a des moments de pure exaltation, mais aussi des passages à vide. Femme de tête, elle n'hésite cependant pas à manifester sa lassitude lorsque les blues s'installent. Et ça arrive.

«Ce serait mentir de dire qu'il n'y a pas de moments de découragement, autant de mon côté que de celui d'Alexandre. J'exprime souvent mon besoin de présence. Quand on vit des moments de découragement, on essaie de rester positifs et de se concentrer sur ce qu'on a, pas sur ce qu'on n'a pas. J'ai un mari qui réussit extrêmement bien, qui est attentionné. Je sens qu'il m'aime énormément. J'ai deux beaux enfants en santé, j'ai une belle maison sur le bord de l'eau. On se dit ''on est chanceux d'avoir tout ce qu'on a''», convient-elle.

En l'absence d'Alexandre, Marie-Claude peut compter sur un réseau familial tissé serré. Ses parents et ses beaux parents habitent à un jet de pierre de la maison. C'est d'ailleurs dans ce rang de Saint-Gédéon que les tourtereaux se sont côtoyés, enfants, pendant les vacances d'été.

«Sans la famille, ce serait difficile. Lui, il vit des choses exceptionnelles à travers le Québec pendant que moi je suis à la maison. Des fois, on se parle au téléphone et je dis ''ouais, ta vie est pas mal plus excitante que la mienne! '' Dans ce temps-là, mes parents me donnent toujours du souffle», confie-t-elle.

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