Autonomie énergétique pour les camps de chasse et pêche

L'hydrolienne attire l'attention

Idénergie présente son hydrolienne au Salon Expo nature.... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Idénergie présente son hydrolienne au Salon Expo nature. Stéphane Peevers, responsable du développement commercial pose ici en compagne de Gilles Trottier, vice-président production et qualité de l'organisation.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Les propriétaires de chalets non branchés au réseau d'électricité se tournent de plus en plus vers les énergies renouvelables pour atteindre l'autonomie énergétique. Les panneaux solaires, l'éolienne, et maintenant l'hydrolienne de rivière font partie des solutions possibles pour ces propriétaires.

Après quatre ans à développer le produit, Idénergie s'est jeté à l'eau en 2015 en présentant sa conception, une hydrolienne de 200 livres fabriquée à 95% en aluminium.

L'entreprise montréalaise de trois actionnaires attire l'attention avec son produit au Salon Expo nature, qui se déroule au Pavillon sportif de l'Université du Québec à Chicoutimi.

La turbine hydraulique de 52 pouces permet d'utiliser l'énergie du courant d'une rivière, qui est ensuite stockée dans une série de batteries pour alimenter un chalet en électricité.

L'hydrolienne peut fonctionner 24h/24 et ainsi assurer une régularité d'alimentation en électricité. Une hydrolienne coûte 12 500$. L'achat du convertisseur et des batteries, selon les besoins d'électricité, coûte quelque 3000$. En fonction de la consommation en électricité, une hydrolienne peut alimenter deux chalets ou un seul. Plus d'une hydrolienne peut aussi être nécessaire.

«Alimenter une génératrice au diesel coûte quelque 10 000$ par année. L'hydrolienne représente un investissement qui est rentabilisé en quelques années», explique Stéphane Peevers, responsable du développement commercial de l'entreprise.

Évaluer la rivière

Toutefois, utiliser l'énergie hydroélectrique n'est pas à la portée de tous: il faut avoir la bonne rivière. Pour que le coup en vaille la peine, la vitesse du courant doit varier de 1 à 3 m/s et le niveau de l'eau doit être suffisamment élevé pour recouvrir l'hydrolienne pendant toute l'année. Elle peut aussi être inutilisable l'hiver dans certains cas, selon le comportement des glaces lors de leur départ au printemps.

«La qualification de la rivière est la première étape, et c'est fondamental pour évaluer si l'hydrolienne est une option intéressante pour le client», explique le vice-président production et qualité de l'organisation, Gilles Trottier, originaire de Dolbeau-Mistassini, qui a quitté la région il y a quelques années.

Marché mondial

Les fondateurs d'Idénergie visent le marché québécois pour leur produit, mais surtout le marché international. «Il y a trois milliards de personnes qui n'ont pas accès à l'électricité dans le monde et il y a plusieurs projets d'électrification», souligne M. Trottier.

Les hydroliennes pourraient servir à alimenter en électricité de petites communautés ou des camps mobiles d'organismes d'aide humanitaire. Idénergie a déjà des contrats en France et en Amérique du Sud.

Par ailleurs, le promoteur d'Expo nature, Robert Ferland, était confiant hier en fin d'après-midi de voir l'achalandage de la 34e édition dépasser les 16 000 visiteurs.

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