Reconditionnement de surcompresseurs

À la conquête du monde

Frédéric Delisle et Jess Tremblay, propriétaires de Turbo... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Frédéric Delisle et Jess Tremblay, propriétaires de Turbo MS, viennent d'investir 175 000$ dans l'acquisition d'une nouvelle balanceuse de précision.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Turbo MS Canada, une petite entreprise spécialisée dans le reconditionnement de turbos de moteurs de machinerie industrielle et d'automobiles, se donne pour mandat de conquérir le marché canadien du recyclage de ces pièces.

Installée dans un recoin de Saint-Fulgence, près de la route Tadoussac, Turbo MS était une entreprise moribonde ayant pignon sur rue à Charlesbourg avant que ses propriétaires actuels, Jess Tremblay et Frédéric Delisle, ne s'en portent acquéreurs en décembre 2013.

M. Tremblay, déjà propriétaire d'un atelier spécialisé dans la modification de voitures de performance, réoriente les activités pour se spécialiser dans le reconditionnement de turbos. Pour les non-initiés en mécanique, un turbo est une pièce à 95% associée aux moteurs diesel que l'on retrouve couramment dans la grosse machinerie industrielle, mais aussi de plus en plus dans les automobiles. La fonction d'un turbo est de récupérer les gaz chauds du moteur et de les utiliser pour augmenter l'alimentation en air dans le système de combustion, ce qui augmente la puissance de l'engin. Dans la machinerie lourde, le prix d'une pièce neuve peut varier entre 5000$ et 20 000$. «De plus en plus, les constructeurs de machinerie et d'automobiles tentent de réduire le poids des véhicules en diminuant celui des moteurs tout en augmentant leur puissance. Le marché des turbos va doubler d'ici cinq à dix ans», affirme M. Delisle.

Avec des entrepôts situés à Calgary et un autre à Moncton, Turbo MS récupère les turbos usagés ou défectueux des compagnies de transport, de construction et des garages de mécanique pour les acheminer à Saint-Fulgence et leur faire subir une cure de rajeunissement. Actuellement, sept employés sont affectés à ces tâches, selon M. Delisle. L'une des difficultés de départ a été de former une main-d'oeuvre en entreprise sur une période de six mois à un an puisqu'aucun programme n'est dispensé dans des écoles publiques. Le travail consiste à réparer le bâti des turbos, remplacer les pièces défectueuses et à redonner un nouvel éclat à la pièce, pour la moitié du coût d'une pièce neuve.

Les propriétaires de Turbo MS affirment que leurs clients peuvent prendre livraison en deux jours d'un turbo reconditionné. «On dispose actuellement d'un inventaire de plus de 2500 ''cores'' et de 300 turbos neufs ou reconstruits prêts à revendre, ce qui nous permet d'offrir un service d'échange à nos clients pour qu'ils puissent procéder à la réparation de leur machine rapidement et sans temps mort», affirme M. Tremblay.

Après le Québec, les deux entrepreneurs souhaitent conquérir le marché de l'Ouest canadien et sont présentement à la recherche d'un représentant parfaitement bilingue. En février dernier, ils ont même créé une division internationale en Nouvelle-Zélande, Turbo NZ, afin de desservir les marchés de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie. «Notre objectif est de doubler notre chiffre d'affaires d'ici trois ans. Actuellement, on reconditionne de 1000 à 1200 turbos par année», indique M. Tremblay.

Afin de pallier le fait que Turbo MS est présentement installé dans un secteur résidentiel tout en bénéficiant d'une certaine tolérance, les dirigeants songent à déménager. Le maire Gilbert Simard verrait d'un bon oeil que l'entreprise installe ses pénates dans le futur incubateur industriel que Saint-Fulgence voudrait développer sur le site de l'ancienne scierie de Résolu avec qui elle est en discussions.

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