Le projet de mine du lac à Paul

Arianne Phosphate divise les citoyens

La rencontre avait été organisée par le maire... ((Photo Le Quotidien, Patricia Rainville))

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La rencontre avait été organisée par le maire de Sainte-Rose-du-Nord, Laurent Thibeault.

(Photo Le Quotidien, Patricia Rainville)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Le projet de mine du lac à Paul d'Arianne Phosphate divise les citoyens de Sainte-Rose-du-Nord. Alors que certains y voient un projet créateur d'emplois, d'autres s'inquiètent plutôt des répercussions sociales, environnementales et touristiques.

Les représentants d'Arianne Phosphate ont eu à répondre à de nombreuses questions, hier soir, lors d'une rencontre d'information tenue à l'école de Sainte-Rose-du-Nord. Ils étaient une centaine de citoyens à s'être déplacés, soit le quart de la population de la petite municipalité. La principale préoccupation des citoyens? Le transport lourd qu'amènera le projet de mine à ciel ouvert du lac à Paul dans le secteur de Sainte-Rose-du-Nord. « Je demeure aux limites de la municipalité, tout juste à côté de la sortie des monts Valin et je n'étais même pas au courant que les camions allaient passer à deux pas de chez nous. C'est ça qui me dérange, nous n'avons pas été informés de rien », a affirmé Patricia Savard. « Je ne suis pas contre le projet, je veux seulement qu'on m'explique et je ne veux pas que mes enfants et mes chevaux en souffrent, avec le transport lourd qui passera à côté de chez moi », a ajouté la dame.

Même son de cloche pour plusieurs résidants, qui craignent que le bruit des camions et la poussière qu'engendreront les transports ne viennent perturber leur quotidien. À ce propos, le chef de l'exploitation chez Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David, a affirmé que des murs coupe-son et des solutions pour la poussière étaient envisagés par la compagnie. Il a également assuré aux résidants qu'ils seraient mis au courant tout au long des procédures. « Je suis rassurée à la suite de cette rencontre. Tout ce que je veux, c'est être informée des développements », a affirmé Patricia Savard, après la rencontre qui aura duré deux heures.

La construction d'un terminal maritime à Sainte-Rose-du-Nord pour desservir la future mine d'Arianne Phosphate au lac à Paul préoccupe également plusieurs citoyens du coin. Certains résidants ont tenu à savoir si les activités du port viendraient perturber les activités touristiques et la pêche blanche. Encore une fois, M. David s'est fait rassurant. « La présence d'un terminal maritime ne sera pas un empêchement aux activités de pêche », a assuré le chef de l'exploitation.

Emplois

Certaines personnes présentes à la rencontre ont quitté la salle avant la fin, visiblement furieuses devant les questions de leurs concitoyens opposés au projet. En effet, pour plusieurs, le projet de mine du lac à Paul viendra stimuler l'économie de la municipalité. À ce propos, une citoyenne a demandé un engagement de la compagnie, afin qu'un pourcentage des emplois créés soit occupé par des citoyens de Sainte-Rose-du-Nord.

« J'aimerais vous donner un engagement clair à ce propos. Et c'est certain que nous allons privilégier les gens d'ici, à compétence égale, évidemment. Mais je ne peux pas m'engager formellement », a répondu Jean-Sébastien David.

Somme toute, les résidants de Sainte-Rose-du-Nord ont apprécié qu'une rencontre soit tenue en vue des séances du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui débuteront le 27 avril prochain. Le maire de la municipalité, Laurent Thibeault, était d'ailleurs ravi de la réponse des gens.

Plusieurs citoyens de Sainte-Rose-du-Nord comptent participer aux audiances du BAPE et certains prévoient également déposer un mémoire.

En bref

Le coût du projet de mine de phosphate est estimé à 1 milliard $. Selon le calendrier de réalisation d'Arianne Phosphate, les travaux de construction pourraient débuter vers la fin de 2015 et s'échelonneraient sur environ deux ans. L'exploitation de la mine prévue pour une durée évaluée à 26 ans, débuterait vers 2018. La phase de construction nécessiterait l'emploi d'une moyenne de 500 personnes et environ 400 emplois directs seraient créés durant la phase d'exploitation.

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