Une initiative se met en branle en mai

L'UQAC veut partager son savoir

Le vice-recteur de l'UQAC Mustapha Fahmi et la... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Le vice-recteur de l'UQAC Mustapha Fahmi et la professeure Cylvie Claveau ont annoncé le lancement de l'Université populaire, un projet qui leur tient à coeur.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Dominique Gobeil, stagiaire
Le Quotidien

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) veut renforcer son engagement envers la communauté en proposant à toute la population régionale des conférences gratuites et dynamiques, et ce dès le mois de mai.

L'initiative, qui porte le nom d'Université populaire, a été dévoilée jeudi en conférence de presse. Elle sera itinérante et permettra de démocratiser l'éducation en abordant une foule de sujets variés.

« On veut que les gens partagent notre amour de la connaissance, car si elle n'est pas partagée, elle est inutile », fait part la responsable de l'Université populaire et professeure en sciences humaines, Cylvie Claveau.

Le vice-recteur à l'enseignement, à la recherche et à la création, Mustapha Fahmi, précise que « le but est de rendre populaire la pensée désintéressée ». Lui-même présentera une conférence sur Shakespeare le 20 mai au Petit théâtre de l'UQAC.

Malgré le contexte général de coupes budgétaires, le projet est rendu possible grâce à la collaboration bénévole des professeurs conférenciers. Ils sont choisis par un comité, qui regroupe des représentants de chaque département, pour leur qualité de communicateur qui leur permettra de rejoindre M. et Mme Tout-le-Monde.

L'Université populaire découle des préoccupations des enseignants, qui trouvent que les cours offerts sont trop spécialisés et ne permettent pas de développer la culture générale. Le vice-recteur a pris le dossier en mains en s'inspirant de l'initiative des étudiants du MAGE-UQAC durant la grève en 2012. Ils avaient alors invité l'expert en littérature à donner une conférence, qui avait rassemblé une centaine d'élèves à la Tour à Bières.

« C'était une expérience passionnante », se remémore M. Fahmi. La version améliorée de l'Université populaire tient ses racines de la Grèce antique, explique-t-il. « C'est une approche humaniste de l'éducation, qui incite à occuper ses temps libres de façon noble. »

Innover l'éducation

Les responsables saguenéens se démarquent en collaborant avec le comédien Éric Chalifour, qui assurera la mise en scène et l'animation des conférences. Elles deviendront ainsi des évènements artistiques en soi.

« C'est plus qu'une conférence, c'est une création originale, croit Cylvie Claveau. Le sujet et la personnalité du conférencier seront mis en valeur, par exemple avec une ambiance sons et lumières comme dans un spectacle. »

Le comité organisateur a réuni le professeur en histoire de l'art Michaël Lachance et le professeur en informatique Sylvain Hallé pour échanger sur le monde virtuel lors de la deuxième conférence inscrite à sa programmation, le 27 mai. « On a fait un pari périlleux, mais ils ont réussi à collaborer de façon très intéressante et transdisciplinaire », confie avec passion Mme Claveau.

Pour l'instant, les conférences se tiendront sur le campus de l'UQAC, mais elles se déplaceront dans toute la région dès mai 2016. L'équipe responsable envisage de travailler avec le professeur de biologie Pascal Sirois pour visiter la population du Lac-Saint-Jean, lui qui est bien connu du coin pour ses recherches sur les espèces aquatiques.

Le concept d'Université populaire remonte au 19e siècle en Europe. L'UQAC se base sur le modèle britannique, où les ouvriers pouvaient assister à des conférences tenues par les savants de la Cambridge University.

Les personnes intéressées à assister aux évènements de l'Université populaire peuvent s'inscrire sur le site www.uqac.ca/upopulaire.

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