Société du Plan Nord

La région sera aussi représentée

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Le premier ministre Philippe Couillard.

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Le gouvernement du Québec procédera à une nouvelle série de nominations dans lesquelles la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean aura son représentant au sein du conseil d'administration de la Société du Plan Nord qui en compte déjà huit; mais n'a pas l'intention de nommer d'élus locaux au comité technique sur la protection de 50 % du territoire couvert par ce projet de développement économique.

Il s'agit de la réaction officielle du premier ministre Couillard à la publication, par Le Quotidien, d'une nouvelle à l'effet que la région n'avait toujours pas de représentant aux deux comités en question. Selon l'attaché de presse Harold Fortin, le gouvernement a déjà donné des indications quant à la présence des régions dans le Plan Nord avec l'ouverture d'une antenne régionale et la nomination du préfet de la MRC Maria-Chapdelaine Jean-Pierre Boivin à la table des partenaires.

« Le projet de loi qui a créé la Société du Plan Nord prévoit 15 postes au conseil d'administration. Il y a eu une première série de nominations et il doit y avoir d'autres personnes, dont une représentation pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean », a répété à plusieurs reprises l'attaché de presse. Il rappelle que son patron interpelle régulièrement ses collègues concernant les dossiers de la région et il a la même attitude en ce qui concerne la place de la région dans le projet du Plan Nord qui deviendra, au cours des prochaines heures, la nouvelle stratégie de développement économique du Québec.

La formation du comité technique sur l'application de la mesure de protection de 50 % du territoire du Plan Nord, qui débute au 49e parallèle, ne sera quant à elle pas modifiée pour faire place à des élus ou représentants des régions qui devront composer avec les impacts de cette mesure. Pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, il s'agit essentiellement de toute la bande de la forêt boréale commerciale en ce moment exploitée par l'industrie forestière.

« Il s'agit d'un comité technique comprenant des représentants du ministère des Ressources naturelles, du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux Changements climatiques et des Forêts. Il y a des représentants des industries forestière et minière, des groupes environnementaux et des communautés autochtones. Ce comité est chargé d'identifier des orientations pour l'application de cette mesure », explique Harold Fortin.

Le comité a déjà tenu une rencontre. Les hauts fonctionnaires qui dirigent les travaux ont cru bon convoquer quatre communautés cries. Les Innus, dont les territoires sont situés dans la zone visée par le Plan Nord, n'ont quant à eux pas participé à cette première réunion.

Toujours selon les propos d'Harold Fortin, les orientations de ce comité seront soumises aux représentants des différentes régions pour consultation. La présence de deux groupes écologistes engagés auprès de Greenpeace dans tout le débat de la certification forestière a soulevé des craintes chez certains élus. Nature Québec et la Société pour la nature et les parcs sont à l'origine de la dernière proposition d'une aire protégée de 10 000 kilomètres carrés dans les limites de la forêt boréale commerciale. « C'est comme le loup dans la bergerie », a confié l'un d'eux au Quotidien.

Harold Fortin a réitéré l'engagement répété à plusieurs reprises par le premier ministre du Québec à l'effet que le gouvernement n'entendait pas sacrifier un seul emploi pour un caribou forestier. Cet engagement sera maintenu pour la politique de protection de 50 % du territoire du Plan Nord.

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