Comité consultatif sur le Plan Nord

La région encore oubliée

Le gouvernement du Québec ne juge pas nécessaire... ((Archives Le Quotidien))

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Le gouvernement du Québec ne juge pas nécessaire d'intégrer les élus municipaux ou représentants régionaux au comité consultatif sur la mise en oeuvre de la politique de protection de 50% du territoire du Plan Nord.

(Archives Le Quotidien)

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Le gouvernement du Québec ne juge pas nécessaire d'intégrer les élus municipaux ou représentants régionaux au comité consultatif sur la mise en oeuvre de la politique de protection de 50% du territoire du Plan Nord. Et ce, même si les impacts pourraient être considérables pour les communautés forestières dont la survie repose sur l'exploitation de la forêt boréale commerciale.

Il s'agit d'une seconde structure mise sur pied par le gouvernement du Québec qui ne comptera pas d'élus provenant des régions couvertes par cette stratégie de développement économique. Un peu plus tôt cette semaine, Le Quotidien publiait la liste des membres du conseil d'administration de la Société du Plan Nord sur lequel aucun élu ne siège, en plus de l'absence totale d'une représentation du Saguenay-Lac-Saint-Jean contrairement à la Côte-Nord, l'Abitibi et le Nord-du-Québec.

Au lendemain de la publication de cette information, Le Quotidien recevait une nouvelle information voulant que Québec préférait consulter les groupes environnementaux et les communautés indiennes et laisser de côté les représentants des municipalités qui devront composer avec les retombées de la politique de protection du territoire des activités industrielles, incluant la récolte forestière.

La Société pour la nature et les parcs qui milite pour la création des grandes aires protégées dans la forêt boréale a été invitée à déléguer un représentant, tout comme Nature Québec et Initiative boréale canadienne. Le gouvernement a de plus invité les représentants de quatre bandes indiennes à assister aux travaux en plus d'un représentant de l'industrie forestière ainsi que de l'industrie minière.

L'absence de représentants des communautés à ce comité va à l'encontre de la mission de la société du Plan Nord qui s'exprime ainsi dans les documents officiels du gouvernement: «La Société du Plan Nord débutera ses activités le 1er avril. Sa mission sera de veiller au développement du territoire du Plan Nord en conformité avec les orientations définies par le gouvernement et en concertation avec les représentants des régions et des nations autochtones concernées ainsi que du secteur privé.»

Ce comité stratégique, présidé par la sous-ministre du ministère du Développement durable, de l'Environnement, et de la Lutte aux changements climatiques Christine Tremblay, a déjà tenu une première rencontre alors que le gouvernement du Québec n'a pas encore lancé officiellement sa nouvelle mouture du Plan Nord.

La présence d'un deuxième haut fonctionnaire confirme l'importance de ce comité. Il s'agit du sous-ministre Robert Sauvé. Ce dernier a été nommé en mai dernier, par le conseil des ministres, grand mandarin responsable du Plan Nord à titre de secrétaire général associé chargé du Secrétariat au Plan Nord au Conseil exécutif (qui est dans les faits le ministère du premier ministre).

Dans cette relance, Québec a choisi de maintenir l'engagement de la protection de 50% de protection de toute activité industrielle pour calmer les groupes écologistes qui ne voient pas nécessairement d'un bon oeil le déploiement de l'industrie minière dans une zone aussi sensible que l'écosystème nordique du Québec. Le territoire du Plan Nord débute au 49e parallèle et couvre un vaste corridor d'est en ouest de la forêt sous aménagement dont la limite nordique est située au 51,4e parallèle.

Trois municipalités de la région sont situées sur ce territoire. L'enjeu principal est toutefois la bande de forêt boréale commerciale qui risque d'être amputée par la politique de protection de 50% du territoire malgré les engagements du premier ministre Philippe Couillard d'intervenir «chirurgicalement» pour atteindre cet objectif.

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