Installation de boîtes postales par Postes Canada

L'UMQ demande un moratoire

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La démarche de Postes Canada pour l'installation de boîtes postales ne fait pas l'unanimité.

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'Union des municipalités du Québec (UMQ), qui demande au gouvernement du Canada de mettre en place un moratoire sur l'installation des boîtes postales communautaires, sollicite l'appui de Saguenay.

Le regroupement a écrit à la Ville pour lui demander d'endosser sa démarche et lui a envoyé un modèle de résolution pouvant être acheminée à la ministre responsable, Lisa Raitt, au PDG de Postes Canada, Deepak Chopra, ainsi qu'au député du NPD Dany Morin.

Conseiller aux communications et aux relations médias à l'UMQ, Patrick Lemieux indique que le conseil municipal de Saguenay n'a pas encore adopté puis retourné le projet de résolution. Par contre, le maire Jean Tremblay a donné son aval à la démarche lors des assises de l'UMQ en février.

Le regroupement de municipalités québécoises croit que l'impact du retrait de la livraison du courrier à domicile sera immense et qu'il s'agit là d'un enjeu majeur autour duquel la mobilisation est requise.

«On poursuit nos démarches et nos représentations auprès des chefs de partis. On espère pouvoir faire reculer le gouvernement ou en arriver avec des mesures acceptables», a déclaré Patrick Lemieux, qui précise que Saguenay fait partie des municipalités canadiennes où l'implantation des boîtes postales est prévue à partir de 2015.

Démarche

Par ailleurs, la démarche de Postes Canada pour l'installation de boîtes postales ne fait pas l'unanimité. Le propriétaire d'une résidence du boulevard Saguenay, dans le secteur Rivière-du-Moulin, a eu toute une surprise lorsqu'il a appris que la société d'État souhaitait installer une boîte communautaire de plusieurs cases sur son terrain, et ce sans avoir obtenu son consentement au préalable. Le citoyen en question est entré en contact avec le journal pour dénoncer cette situation jugée aberrante. Il a toutefois décliné l'entrevue après que Postes Canada eut communiqué avec lui, quelques minutes après l'appel de la représentante du Progrès-Dimanche, pour lui dire qu'elle changeait son fusil d'épaule.

La porte-parole de Postes Canada, Annick Losier a indiqué qu'il s'agissait d'un malentendu, car les boîtes municipales sont, autant que possible, installées sur des emprises municipales. La société d'État croyait, à tort, que la bande de terrain du contribuable était la propriété de la Ville.

Annick Losier indique que son employeur essaie de satisfaire tout le monde et que plusieurs sondages ont été effectués auprès de la population pour déterminer l'emplacement des boîtes.

«Habituellement, on essaie d'éviter les terrains privés. Si c'est impossible, on consulte les gens concernés. On fait du porte-à-porte et si les gens ne sont pas là, on laisse un pamphlet», dit la porte-parole. Même si le retrait de la livraison du courrier à domicile est contesté, Annick Losier rappelle que cette mesure est essentielle à la survie du service postal.

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