Les Sags éliminés

Les Sags ont été éliminés en cinq, samedi... (Photo Michel Tremblay)

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Les Sags ont été éliminés en cinq, samedi soir, au centre Georges-Vézina.

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(Chicoutimi) Pour une troisième année de suite et une huitième fois en neuf ans, le parcours éliminatoire des Saguenéens prend fin dès la ronde initiale. Les Wildcats de Moncton n'ont pas laissé traîner les choses dans le cinquième match avec une victoire de 4-1 difficilement arrachée devant 2483 spectateurs au centre Georges-Vézina, samedi soir.

Pour une quatrième fois de la série, les Sags ont frappé les premiers quand Gabryel Paquin-Boudreau a fait une très belle manoeuvre individuelle à quatre contre quatre pour inscrire son premier de la série. Encore une fois, les Wildcats sont revenus de l'arrière avec deux buts rapides en début de deuxième et ont réussi par la suite à conserver cette mince priorité, même si les Sags ont cogné à la porte à de nombreuses occasions dans les 20 dernières minutes. Il n'y avait rien à faire pour battre Alex Dubeau qui a bloqué 14 tirs. Le vétéran gardien a notamment frustré Alexandre Ranger et Paquin-Boudreau à bout portant alors que le poteau a dit non à Nicolas Roy quelques moments plus tôt. Stephen Johnson, qui avait marqué deux buts gagnants dans les matchs 3 et 4, a récidivé dans un filet désert, suivi quelques secondes plus tard par son coéquipier William Bower d'un long dégagement.

«Quand tu es négligé dans une série comme ça, pour l'avoir vécu dans le passé, il faut avoir des bonds favorables, ce qu'on n'a pas eu, on l'a vu encore ce soir (hier). Dans les séries éliminatoires, il y a toujours un petit facteur chance», a analysé l'entraîneur-chef Yanick Jean dans son point de presse.

«Un peu à l'image de notre saison, cette équipe-là a fait face à beaucoup d'adversité. Personne n'a baissé les bras. Si tu abandonnes, tu vas le faire toute ta vie. Comme je l'ai dit aux joueurs, je calcule que personne n'a abandonné», a repris le pilote des Bleus qui avait, malgré les trois défaites, l'impression d'avoir offert de bons spectacles aux partisans.

«En aucun temps, je suis capable de dire que mon club n'a pas travaillé. On a joué 15 périodes et pour moi, on a été 15 périodes la pédale au plancher», a-t-il estimé, avouant au passage que les pénalités avaient eu beaucoup à voir dans la série.

Yanick Jean espère que les joueurs qui seront de retour la saison prochaine auront tiré des leçons de cette série et à son avis, il sera plus facile dès le prochain camp d'entraînement de leur faire comprendre l'importance des détails, point qu'il n'a pas cessé de marteler depuis son arrivée en poste en novembre. Il était d'avis que les joueurs des Wildcats avaient mieux réagi dans les situations corsées, eux qui ont marqué six buts en troisième période (sans ceux dans un filet désert) contre un seul pour les Sags.

«C'est certain. Ce sont les détails qui font la différence. L'effort était le même, mais en tant qu'équipe, leur attention aux détails était meilleure. On s'entend que Dubeau a sauvé beaucoup de bobos. Il est rendu là. Il a 20 ans, il a l'expérience et il a été extraordinaire pour eux», de souligner Yanick Jean qui a également souligné le bon travail de son vis-à-vis Julio Billia, qui exception faite d'une erreur jeudi qui a mené au but égalisateur des Wildcats, a été solide. «Il a été bon, mais Dubeau n'a pas donné un mauvais but de la série», a souligné l'entraîneur-chef qui convenait que la défaite de jeudi, sans dire que la série s'était jouée à ce moment, avait eu un gros impact sur la suite des choses.

«C'est sûr que commencer le match d'aujourd'hui à 2-2 avec 4500 personnes dans les estrades, c'est différent que d'être sur les talons et avoir peur de perdre», de rappeler Yanick Jean.

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