Chemin de croix de Shipshaw

Moins de gens, autant de dévotion

Le traditionnel chemin de croix de Shipshaw a... ((Photo Rocket Lavoie))

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Le traditionnel chemin de croix de Shipshaw a attiré environ 150 personnes, hier après-midi.

(Photo Rocket Lavoie)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

La tradition du chemin de croix est toujours bien vivante à Shipshaw. Bien que le nombre de participants ait dégringolé depuis sa première édition il y a 32 ans, l'événement religieux a attiré environ 150 fidèles, hier après-midi.

Le soleil s'est pointé dès les premiers pas de Jésus, sur le coup de 13h30. Ils étaient plusieurs à s'être rassemblés au coin de la route Saint-Léonard et de la rue Delisle afin de suivre la procession et prier devant les quatorze stations du chemin de croix. Quelques enfants ont suivi docilement le parcours, accompagnés pour la plupart d'un grand-parent. «C'est un peu long, mais je viens avec ma grand-mère et j'aime ça», a confié un petit garçon.

C'est Michel Néron qui personnifiait le Christ. Une deuxième expérience pour l'homme qui ne participait pourtant pas au chemin de croix il y a deux ans. Mais après avoir souffert d'un cancer, M. Néron a senti le besoin d'y prendre part. «J'ai eu un cancer et c'est une épreuve bouleversante. Je m'en suis sorti et ç'a été une sorte de résurrection pour moi. Alors de camper Jésus a une signification pour moi. Et je comprends maintenant plus intensément les paroles de Jésus», a affirmé celui qui a toujours cru en Dieu.

Martin Boudreault et son épouse Pierrette Lavoie participent au chemin de croix de Shipshaw depuis maintenant 15 ans. Ils incarnent différents personnages, d'une année à l'autre. «On aime ça, nous le faisons en couple et avec nos amis. Ce qui est maintenant difficile, c'est de trouver de la relève. On vieillit, mais les jeunes ne sont pas nombreux à vouloir le faire», a indiqué Martin Boudreault.

Malgré tout, les organisateurs avaient réussi à convaincre Marie-Laurence et Anne-Julie Ratthé de personnifier les gardes romains.

«Nous voulions recruter des filles cette année pour faire différent!», a ajouté Martin Boudreault. Les deux adolescentes, des soeurs jumelles, prenaient d'ailleurs leur rôle très au sérieux.

Comme chaque année, l'évêque du Diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest, a suivi la procession.

Le nombre de participants a peut-être nettement diminué depuis les premières éditions, l'instauratrice de l'événement, Charlotte Mercier, s'est toute de même dite heureuse de la réponse des gens. «Chaque année, on réussit à attirer quelques centaines de personnes. Je suis contente de voir que les gens de Shipshaw poursuivent la tradition», a affirmé Mme Mercier, aujourd'hui âgée de 82 ans.

Il y a 32 ans, entre 800 et 900 personnes participaient au chemin de croix.

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