Parc aéronautique de l'Aéroport de Bagotville

Le maire relance l'idée du motel industriel

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, veut relancer... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, veut relancer le dossier du motel industriel dans le parc aéronautique de l'Aéroport de Bagotville.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, veut relancer le dossier du motel industriel dans le parc aéronautique de l'Aéroport de Bagotville, en justifiant que l'immeuble de 13 M$ peut devenir le fer de lance pour l'implantation d'entreprises spécialisées, entre autres, dans les matériaux composites et l'entretien d'avions.

Au cours des dernières semaines, M. Tremblay a demandé à un expert de l'industrie aéronautique de réaliser une analyse de l'impact économique régional résultant de l'abandon du hangar-motel industriel, une perte selon lui qui se chiffre autour de 140 M$ étalée sur dix ans.

L'analyse révèle que l'impact direct est facile à calculer puisqu'il découle de l'absence d'investissement de 13 M$ dont les deux tiers du budget sont dépensés en main-d'oeuvre. On y précise que 183 333 heures de travail ou 90 hommes/an rémunérés à 40$ de l'heure sont perdus jamais dans l'économique, soit 7,3 M$.

L'autre volet de l'analyse démontre qu'en plus du 13 M$ découlant de la non-construction, l'économie régionale subira une perte du au fait que le bâtiment ne pourra générer de revenus de location, une somme fixée à 650 000$ par année répartie sur 25 ans, soit 16,2 M$. En se basant sur l'indexation annuelle des prix, l'auteur porte à 27,2 M$ les pertes effectives sur un quart de siècle.

trois volets

Le calcul des risques et manque à gagner se base sur le fait que le nouveau hangar aura trois fonctions distinctes. La zone A est destinée à héberger une compagnie liée à la base militaire en vertu d'un contrat à long terme pour l'entraînement des pilotes de CF-18 et possiblement les futurs F-35 ou un autre avion militaire de remplacement. Actuellement, Top Aces-Discovery Air assure ce contrat venant à échéance en 2016.

«La promesse de location était liée à la construction du hangar et le risque à ce jour est de voir cette entreprise promise à un développement important se déplacer hors de la région sur un aéroport plus accueillant», lit-on dans le document. Même si l'impact est difficile à évaluer, l'expert estime que le départ ou l'absence d'une cinquantaine de familles liées à l'entreprise pourrait se chiffrer à 5 M$ par année en perte.

Quant à la zone B, elle est destinée à l'entretien d'avions gros porteurs de calibre Boeing 737-800 ou Airbus. Selon l'expert consulté, il est impensable que le principal aéroport régional dans l'Est du Québec ne puisse mettre à la disposition des transporteurs un hangar afin d'effectuer des travaux d'entretien minimum. «Il y a trois mois, un avion s'est posé sur la piste et a crevé un pneu; des choses qui arrivent sans que les passagers ne s'en rendent compte. Il a fallu trois jours et la venue d'une équipe provenant de Québec pour procéder au changement du pneu. Ça coûte une fortune. La même chose s'est reproduite il y a 15 jours», mentionne l'expert.

Celui-ci ajoute que sans zone de maintenance, il sera difficile pour l'Aéroport de Bagotville d'attirer de nouvelles compagnies et de maintenir un rôle privilégié dans le Plan nord. Une quarantaine de personnes à temps complet pourraient oeuvrer à cette mission pour une valeur de 4,5 M$ en salaires et un chiffre d'affaires annuel de 9 M$.

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