Incendie criminel à l'appartement de son père

Sept ans pour Arsenault

Michaël Arsenault a été retiré de la circulation... ((Archives Le Quotidien))

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Michaël Arsenault a été retiré de la circulation pour un long moment, le temps d'essayer de guérir.

(Archives Le Quotidien)

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Le Jonquiérois Michaël Arsenault prend le chemin du pénitencier pour les sept prochaines années après avoir reconnu sa culpabilité d'avoir allumé un incendie criminel mettant en danger la vie d'autrui, et d'introduction par effraction.

Arsenault, âgé de 32 ans, s'est présenté à l'appartement de son père, sur la rue Saint-Mathieu, à Jonquière, le matin du 15 mars et y a allumé le feu, en sachant très bien que son paternel se trouvait à l'intérieur et qu'il y avait aussi d'autres personnes sur les lieux.

L'incendie a causé des dommages majeurs à l'immeuble. Seul le père a été blessé légèrement après s'être brûlé les pieds en voulant échapper aux flammes. Quatre autres occupants ont être évacués avant que le feu ne ravage l'édifice.

Hier matin, la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune de Mes Jean-Sébastien Lebel (couronne) et Olivier Théorêt (défense) d'imposer la sentence de sept ans.

Celle-ci peut paraître sévère, mais Me Lebel a tenu compte des antécédents judiciaires de Arsenault, notamment des menaces de mort à l'endroit de son père en 2009 et de l'échec des dispositions mises en place afin de lui venir en aide.

« Nous avons retiré l'accusation de tentative de meurtre, car il s'agit probablement de l'accusation la plus difficile à prouver. Il faut démontrer hors de tout doute raisonnable que l'accusé avait l'intention spécifique de tuer son père », mentionne Me Lebel, qui estime que la défense aurait pu soulever un doute raisonnable sur la tentative de meurtre étant donné que l'accusé n'a pas répondu lorsqu'il a été interpellé par son nom et qu'il n'y a pas eu de contacts visuels entre l'accusé et la victime.

« Nous nous sommes interrogés sur l'état mental de l'individu. Même s'il est reconnu responsable des événements, il était tout de même atteint d'une maladie mentale et il était intoxiqué. Ce n'était pas suffisant pour avoir une défense telle que "non responsable des actes" », indique Me Lebel.

Il se livre

Les deux hommes de cette histoire ne se parlent pas depuis quelques années. Une vieille querelle en serait l'origine. Il y a plusieurs années, Arsenault dit avoir été victime d'une agression sexuelle de la part d'un ami du père. Comme ce dernier n'aurait rien fait, le fils ne lui a pas pardonné.

Ainsi, le 15 mars dernier, l'homme de 32 ans s'est présenté au logement de son père au cours de la nuit. Il a fait du bruit, réveillant l'occupant. Celui-ci est allé voir ce qui se passait et a aperçu une palette de bois près de la porte d'entrée. Il n'en a pas fait de cas.

En se levant, au moment de se brosser les dents, la victime a entendu une fenêtre se fracasser. L'homme s'est rendu dans la cuisine et a aperçu son fils qui lançait un bout de bois et aspergeait la pièce d'essence.

« Michaël, qu'est-ce que tu fais là? Arrête, arrête », lui a crié son père.

Immédiatement après, la victime a aperçu les flammes près de la porte d'entrée. Elle a essayé de sortir par la fenêtre de sa chambre, mais n'y est pas parvenu.

Vêtu d'un pyjama et pieds nus, l'homme est passé dans les flammes pour s'extirper de l'appartement. Il a subi des brûlures aux pieds.

Après avoir allumé l'incendie, Arsenault s'est dirigé au poste de la Sûreté du Québec. Il a avoué avoir fait quelque chose de mal. Il a ensuite été transféré à la Sécurité publique de Saguenay qui a poursuivi l'interrogatoire.

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